Selon les analyses de Morgan Stanley, l'iPad devrait s'écouler dans le monde à 16,5millions d'unités dès ses deux premières années de commercialisation. Un volume inférieur de 10millions à celui enregistré par l'iPhone sur la même période de référence, mais qui fait du terminal un support à ne pas négliger pour les PME en quête de leviers de chiffre d'affaires.
Surcoût de 20%?
Si l'arrivée de l'iPad n'entraîne pas de révolution sur le plan de la mise en place d'applications - les technologies utilisées sont les mêmes que celles utilisées sur l'iPhone -, elle pourrait bien en revanche se solder par une augmentation du prix de celles-ci. «C'est peut-être paradoxal, mais la taille plus importante de l'écran va relever le niveau d'exigence en termes de design des applications, qui vont devoir être mieux conçues pour occuper efficacement une surface plus grande tout en restant ergonomiques et agréables à utiliser. Cela va contribuer à professionnaliser le marché des développeurs d'applications», estime Jean-Luc Gemo, de la start-up parisienne Forecomm. Cette nouvelle exigence pourrait, selon ce spécialiste, se solder par un surcoût de développement estimé à 20% entre une application iPhone et son homologue iPad. Un élément à prendre en considération lorsqu'il s'agira de cibler le retour sur investissement.