Investissements étrangers : La Normandie maintient ses positions
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Investissements étrangers : La Normandie maintient ses positions

Avec 33 projets répertoriés, la Haute et la Basse-Normandie décrochent en 2010 la 5e place des régions françaises pour l'accueil des investissements étrangers.

La récolte est modeste mais le cru est bon. Le bilan annuel dressé par l'Agence Française pour les Investissements Étrangers (AFII) satisfait Jean-Jacques Foignet, le délégué de l'agence bi-régionale Normandie Développement. Un bilan meilleur que celui de l'année précédente (+50%). Dans le détail, la taille moyenne des projets en termes d'emploi est en baisse, sous l'effet d'un double phénomène: «il y a d'une part moins de projets fortement créateurs d'emplois; et d'autre part, de plus en plus d'entreprises étrangères qui investissent en France sont de taille plus modeste, du type start-up technologiques, qui inscrivent l'international dans leurs stratégies de développement, ce que l'on peut voir aussi comme un phénomène encourageant». Autre tendance qui se confirme: «20% des projets viennent des États-Unis», souligne le délégué de Normandie Développement. Un chiffre qui avait chuté en 2008 et qui retrouve là son niveau historique avec, notamment, l'implantation en Basse-Normandie du prestataire informatique et éditeur de logiciels ISTS Worlwide qui cherche à développer près de Caen une plate-forme de R & D.On peut également citer le spécialiste des lubrifiants Lubrizol dont le siège français est implanté à Rouen, ainsi que le prestataire industriel Red-d-arc arrivé cette année auHavre. Côté européen, citons la reprise de MVDA à Aumale par le groupe belge Linopan ou encore l'implantation du Suédois Opcon au technopôle du Madrillet à Saint-Étienne du Rouvray. Mais pour l'avenir, les regards se tournent vers l'Asie, qui après l'arrivée de Kia sur le port duHavre en 2009 enregistre une opération d'envergure avec le rachat de Godfroy Transports par le Japonais Nichirei, spécialiste de la logistique du froid qui ne cache pas ses ambitions en termes de développement. Côté Chinois, il faudra attendre l'arrivée d'entreprises au sein du centre d'affaires havrais Eurasia qui pour l'heure reste avant tout un investissement immobilier réalisé par un groupe chinois.



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