International : Crise oblige les PME bretonnes se lancent
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International : Crise oblige les PME bretonnes se lancent

L'assemblée générale de Bretagne International a mis en lumière cette tendance. Pour faire face à la crise, et trouver de nouveaux marchés, les entreprises bretonnes tentent de plus en plus l'aventure de l'export.

Comme tous les ans, Bretagne International a tenu son assemblée générale au mois de juillet. Une occasion pour le président de Région Jean-Yves Le Drian, premier ?banquier? de BI, d'appeler à créer des ponts. «Nous ne sommes pas au bout de l'action en matière d'international. Dans le domaine de l'exportation, nous avons des marges de progression assez conséquentes. Nous devons de plus en plus articuler l'action de Bretagne International avec l'innovation. Ça passe par une collaboration étroite avec les pôles de compétitivité, mais pas seulement.»


Accompagnement en hausse

En 2008, Bretagne International a convaincu 820 entreprises bretonnes de venir à sa rencontre pour lui présenter son offre. Cela représente 1.611 rendez-vous, soit une hausse de 14% par rapport à 2007. Sur cette base, 288 contrats ont été signés (+32%) et 177 entreprises sont sous contrat annuel avec l'organisation (+30%), «dont 93 nouveaux clients», fait remarquer son directeur Marc Gillaux. L'accroissement de l'activité dans le dernier quadrimestre s'explique par l'effet crise, note Bernard Angot, son président. Face aux difficultés, les entreprises bretonnes cherchent à trouver de nouveaux marchés, et cela peut passer par l'international. Toujours sur le plan chiffré, 351 entreprises ont participé en 2008 à des opérations collectives dans plusieurs pays du monde. En Europe (30%), mais pas seulement. L'Asie représente 25% des destinations et l'Amérique 21%. 262 entreprises se sont également rendues à des salons. «Plutôt des petites entreprises qui franchissent le pas pour la première fois», note Marc Gillaux.




Nouveaux prospects au Japon

En Afrique, Bretagne International poursuit son action auprès de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). «Nous espérons déboucher sur un ?Valorial UEMOA? dans les prochains mois», confie Marc Gillaux. En ce qui concerne l'Asie, Jean-Yves Le Drian et Bernard Angot se sont rendus en juillet, comme tous les ans, au Japon. Objectif: maintenir les liens avec les entreprises nippones présentes sur le territoire breton (Sanden, Canon et Renesas). BI a rencontré également trois nouveaux prospects susceptibles de s'implanter en Bretagne. Une start-up de 300 salariés dans la téléphonie et deux autres sociétés spécialisées dans les énergies renouvelables. Jean-Yves Le Drian et Bernard Angot ont également poussé le voyage jusqu'à Taïwan pour nouer des premiers contacts.




USA, Algérie, Vietnam

BI a par ailleurs prévu un nouveau voyage en fin d'année dans la Silicon Valley pour les entreprises des TIC. Objectif: «être progressivement identifié par les grandes et moins grandes entreprises.» En Algérie, un accord avec le gouvernement a abouti à la mise en place d'un plan de coopération autour d'une filière lait. 1.000 éleveurs algériens vont ainsi être accompagnés pendant trois ans. «Nous visons, derrière, de nouveaux marchés pour les entreprises bretonnes», indique le directeur.




Appels d'offres internationaux

À l'initiative d'Alain Glon, un voyage a également eu lieu au Vietnam. Une coopération autour du porc est en marche. «Nous ouvrons maintenant des champs complets de coopération avec des pays. C'est en créant ces espaces que nous espérons que nos entreprises progresseront dans un contrat gagnant-gagnant», estime Marc Gillaux. Un directeur, épaulé par son président, qui a fixé un nouvel objectif important pour Bretagne International: «placer plus d'entreprises bretonnes sur les appels d'offres internationaux.» Avec 120milliards de dollars d'aides publiques au développement en 2007, ça pousse en effet à s'y intéresser de plus près...

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