Intéressement, participation : Un regain d'intérêt en vue

Intéressement, participation : Un regain d'intérêt en vue

Parce que l'entreprise dans laquelle ils travaillent n'est pas la leur, les salariés sont parfois tentés de «plier bagage» dès leur quota d'heures atteint. En recourant à l'intéressement ou la participation, l'employeur a des chances de les impliquer davantage.

En termes de motivation, le donnant/donnant fait ses preuves. C'est ce qui ressort des régimes d'intéressement proposés par un nombre croissant d'entreprises. Il faut dire que le «deal», passé entre le dirigeant et le salarié, est attractif pour les deux parties. Côté personnel, la possibilité d'arrondir les fins de mois séduit. «Via ce système, plus les salariés prennent part aux performances de l'entreprise, plus ils recueillent une part plus ou moins importante de ses bénéfices, rappelle Sandrine Gaborieau, responsable d'un pôle expertise sociale chez Soregor. L'intéressement constitue donc un des tout premiers leviers de motivation». Pour l'employeur, l'accord a aussi de quoi séduire. Le dispositif montre d'abord une grande souplesse. «Libre au chef d'entreprise de décider, via l'accord d'intéressement, quels seront le montant et les modalités du reversement aux salariés. Soit les primes annuelles seront identiques pour tout le personnel, soit elles seront proportionnelles aux salaires ou encore au temps de présence.» Pour Sandrine Gaborieau, la crainte des dirigeants de se trouver bloqués par cet accord ne se justifie pas: «Le versement régulier de la même prime sur salaire, durant plusieurs années, peut être plus bloquant. Si l'entrepreneur souhaite ne plus la verser, le salarié peut la revendiquer en tant qu'usage.»




Des gains supplémentaires

Autre argument en faveur de l'intéressement: l'avantage financier. «Si le dirigeant souhaite verser 100€ à un salarié, il en coûtera 186€ à l'entreprise avec une prime classique mais seulement 90€ par le biais de l'intéressement», explique la responsable de Soregor. À cela s'ajoutent les bénéfices supplémentaires visés par le système. Basée sur une même logique, la participation «dope» également le personnel. Avec quelques différences. La première: la participation est obligatoire dans toute entreprise de plus de 50 salariés. Le minimum à verser, ensuite, se calcule d'après une formule précisée par la loi. Concernant sa répartition, elle se fait entre les bénéficiaires, proportionnellement à leur rémunération. Enfin, montant de la prime et salaire ouvrant doit à participation n'excèdent pas certains seuils.