Insémia : En Scop, l'inséminateur de volailles se sent pousser des ailes
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Insémia : En Scop, l'inséminateur de volailles se sent pousser des ailes

Élevage Dix-huit mois après le décès de son actionnaire principal, la SNC Insémia, basée à Etel, est devenue une Scop. Ce prestataire d'insémination de volailles reproductrices veut professionnaliser ces équipes, notamment sur le bien-être animal.

La gestation aura duré 18 mois. Suite au décès subit en mars 2013 de l'actionnaire majoritaire et gérant principal d'Insémia, ce prestataire de service en insémination artificielle de volailles reproductrices, basée à Etel, est passé au cours de l'été du statut juridique de SNC à celui de Scop. Sur ses 115 salariés, 70 sont des salariés-associés, les autres ayant vocation à le devenir aussi à terme.




Garder une autonomie

« Le schéma de la Scop s'est dessiné assez naturellement », explique Pascale Le Rouzic, P-dg d'Insemia. La volonté était de garder une certaine autonomie des équipes induite par leur dispersion sur le terrain : elles interviennent en effet dans une douzaine de départements. « Le statut de Scop présentait aussi d'autres avantages. A commencer par le maintien d'un niveau de revenu correct et la prise en compte de la pénibilité du travail », retrace Christophe Ballouard, conseiller en entreprise qui a accompagné le changement de modèle juridique d'Insémia.




« Sans insémination, pas d'oeuf et pas de marché »

Chaque année, ce sont près de 700.000 km qui sont parcourus par les équipes d'Insémia et 24 millions d'inséminations de dindes, poules et canes assurées. L'entreprise ételloise travaille pour les grands groupes de la filière avicole. « Nous avons un rôle essentiel pour cette filière et les accouveurs (NDLR, producteurs de poussins). Sans insémination, pas d'oeuf et donc pas de marché », observe Pascale Le Rouzic. L'humain constitue la première préoccupation de la Scop Insémia. « Ce changement de statut s'est accompagné de création d'emplois. Administratifs avec le recrutement d'une responsable des ressources humaines et d'une assistante. Mais aussi la constitution d'une nouvelle équipe d'insémination de cinq personnes », indique Pascale Le Rouzic. Cette équipe vient plus particulièrement renforcer les effectifs en Bretagne. Elles sont désormais quatorze équipes à sillonner cette seule région.




100.000? dans un outil de gestion intégrée

Par ailleurs, « un groupe de travail a été mis en place au sein de l'entreprise dans le but d'améliorer les conditions de travail de nos inséminateurs ». Inséminateurs dont l'entreprise ételloise veut aussi améliorer la professionnalisation via notamment des formations portant sur l'intégration et le bien-être animal. « Notre force, c'est d'avoir des équipes dédiées à nos accouveurs et d'assurer ainsi un suivi très personnalisé », observe Pascale Le Rouzic. Suivi qui devrait encore être amélioré par la mise en place d'un outil de gestion intégrée dans lequel 100.000? ont été investis. « Il doit nous permettre d'avoir un meilleur retour sur le travail effectué chez le client. Qualité des prestations, maîtrise des risques sanitaires, bien-être de l'animal, c'est ce qu'on nous demande aujourd'hui ». Si elle est l'un des prestataires de référence pour l'insémination des dindes, poules et canes, Insémia devra quand même, à court terme, se diversifier pour se développer et voir son chiffre d'affaires, 4,7 M? en 2014, augmenter. « L'entreprise est rentable. Il y a du résultat qui sera pour l'essentiel redistribué aux associés », précise Christophe Ballouard.




Des attentes formulées au Space

« Ces dix-huit derniers mois, notre priorité a surtout été de stabiliser l'activité. Mais, en effet, il y a des demandes de nos clients auxquelles nous ne répondons pas aujourd'hui mais... pourquoi pas ! », indique Pascale le Rouzic, de retour du Space à Rennes où elle a pu recueillir des attentes particulières. « Ce sont des prestations vers lesquelles nous sommes prêts à nous diriger, dès que nous aurons qualifié nos collaborateurs », anticipe la P-dg d'Insemia, consciente de l'importance de ne pas garder tous ses oeufs dans le même panier !



Stéphanie Biju

Insemia



(Etel) P-dg : Pascale Le Rouzic Effectifs : 115 salariés dont 70 salariés-associés CA 2014 : 4,7 millions d'euros Tél : 02 97 55 28 23

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