Mauvaise passe pour Innoveox. L'entreprise mérignacaise, pionnière de l'oxydation hydrothermale (OHT) en milieu supercritique, un procédé qui permet de transformer des déchets industriels liquides dangereux (pyralène, huiles, solvants, pesticides, boues de station d'épuration, déchets complexes...) en eau propre à 99,9 % tout en produisant de l'énergie, vient d'être placée en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce de Paris. Sa filiale Syneox également.
L'entreprise, en proie à de sérieuses difficultés financières, s'était voulue rassurante en février annoncant être « en discussion active avec des industriels et/ou financiers en France et en Chine ». Hélas, ces démarches n'ont finalement pas abouti dans les délais. Le conseil d'administration d'Innoveox et son président Jean-Christophe Lépine ont donc décidé de solliciter le tribunal de commerce. Une période d'observation est ouverte jusqu'au 28 juillet qui doit permettre à l'entreprise de continuer l'exploitation et de poursuivre les négociations pour trouver des partenaires financiers. La filiale réunionnaise, Innoveox Océania, est elle placée en redressement judiciaire.