Près de trois ans après les premiers débats en vue de la Stratégie Régionale de l'Innovation, celle-ci va entamer en 2012 sa deuxième phase de développement. Pour mémoire, cette initiative du Conseil régional et de la préfecture de Région Midi-Pyrénées vise à fédérer les multiples actions publiques de soutien à l'innovation. Dans ce deuxième temps, la création de cinq commissions de travail a d'ores et déjà été prévue. Elles concernent les thèmes suivants: accès des PME au marché, compétences et formation, inter-filières et innovation, suivi et évaluation, diffusion de l'innovation. En outre, la gouvernance de la SRI, très large mais ne comportant pas à ce jour le Grand Toulouse, devrait intégrer de nouveaux acteurs qui vont naître dans le sillage du programme des Investissements d'Avenir, initialement intitulé Grand Emprunt. En l'occurrence, la Société d'Accélération de Transfert de Technologies (SATT) de Midi-Pyrénées devrait en effet émerger en 2012. Elle sera pilotée par le Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur qui regroupe les universités et écoles d'ingénieurs de Toulouse, également membre de la SRI. Cette dernière entité devrait fusionner ses membres fondateurs et se transformer l'année prochaine en l' «Université de Toulouse». Celle-ci sera recréée dans la dynamique du programme des Initiatives d'Excellence dont l'annonce des lauréats sera connue au mois de février. Soulignons également la renaissance attendue du Fonds d'Amorçage Midi-Pyrénées/Aquitaine qui gérera une manne de 30millions d'euros. Objectif: investir de 200.000 à 1million d'euros dans les jeunes entreprises innovantes qu'il sélectionnera.
TIC et santé en objectif
Cette évolution de la SRI n'a pas été faite sans tirer un bilan des premières actions. En juin2010, les conclusions d'une lettre de mission remise à Daniel Benchimol, président du groupe Eurogiciel, exposaient des solutions pour accompagner le secteur des technologies de l'information très dynamique dans la région. Ce qui a conduit à la naissance du Cluster Digital Place, non sans susciter quelques crispations. En effet, le financement public déjà engagé de longue date dans l'association La Mêlée Numérique a quelque peu été remis en cause - notamment par la Caisse des Dépôts et Consignations. Marc Ivaldi, directeur de la valorisation de l'École d'Économie de Toulouse et Pierre Deny, P-dg de Boostec, ont quant à eux proposé des optimisations du soutien public des PME innovantes dans l'accès au marché. Une troisième analyse, dédiée à l'émergence du secteur de la e-santé, a plus récemment été demandée à Jean-Pierre Madier, P-dg de Magellium et Pierre Larrouy, économiste. Selon ce dernier, «c'est encore un marché de subventions et d'intentions». Parmi les pistes de développement évoquées, un projet pilote pourrait être porté par le Grand Toulouse puis étendu aux territoires ruraux.
Stratégie régionale Après avoir permis le lancement du Cluster Digital Place, la mise en cohérence des aides publiques à l'innovation développe la e-santé.