Placé en redressement judiciaire en août dernier, le site Stéphanais du groupe d'imprimerie Morault devrait être fixé début décembre sur son avenir. Les cinquante-six salariés de l'imprimerie Offset Numérique de Saint-Étienne du Rouvray en sauront plus le 8décembre, après que le tribunal de commerce de Paris aura étudié le plan de continuation de l'activité proposé par l'actionnaire, le groupe d'imprimerie Morault. Spécialisée dans l'édition musicale et la réalisation de livret de CD, DVD ou encore de jeux de consoles, qui représente plus de 80% de son activité, l'imprimerie Stéphanaise aura subi conjointement le vent du téléchargement sur Internet et le non-renouvellement d'un contrat phare passé avec Universal (50% du CA de l'activité édition musicale). Placée en redressement judiciaire le 28août dernier, l'entreprise avait obtenu du tribunal l'ouverture d'une période d'observation de quatre mois. Délai confirmé à mi-parcours qui permet à l'entreprise d'assurer son activité dans une période de fin d'année traditionnellement porteuse.
1.500 courriers ciblés
Mais au bout du compte, c'est l'inquiétude qui domine chez les salariés qui craignent, quelle que soit la solution retenue, des suppressions d'emplois. «Pour l'heure, à notre connaissance, aucun repreneur ne s'est manifesté», regrette Florence Sainsaulieu, secrétaire du CE et délégué syndical Silpac CGT, qui rappelle que près de mille cinq cents courriers ciblés ont été envoyés à travers toute la France depuis l'ouverture de la procédure. G.D.