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Immunrise lève des fonds pour son bio-pesticide à base de micro-algues
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Immunrise lève des fonds pour son bio-pesticide à base de micro-algues

La start-up Immunrise a identifié un extrait naturel de microalgue marine susceptible de remplacer les pesticides de synthèse. Objectif : 25 millions de chiffre d’affaires dans cinq ans.

L’utilisation excessive des pesticides pour traiter les vignes est devenue un sujet majeur pour la filière viticole. Immunrise propose de répondre à ce problème avec un bio-pesticide. La start-up a identifié un extrait naturel de microalgue marine détenant des effets antifongiques forts vis-à-vis du mildiou, du botrytis et de l’esca, trois maladies qui touchent régulièrement les vignobles. « Nous avons créé la société en 2015 et rapidement détecté une souche de microalgue qui laissait présager une utilisation intéressante pour la viticulture », explique Laurent de Crasto, co-fondateur d’Immunrise. Ce diplômé de Sup Agro Monpellier a créé la société WIT (2 M€ de chiffre d’affaires et 15 salariés), spécialiste du packaging de vins en petits volumes) en 2007 et est le cofondateur de VDLV (5 M€ de CA avec 50 salariés), qui produit des e-liquides à bases d’arômes naturels. Il a fondé Immunrise avec Lionel Navarro, directeur au sein de l’Ecole Normale Supérieure.

Partenariat avec Happy Capital

Si la société a été créée à Paris, un outil de production pré-industriel est désormais installé à Pessac, où est basé VDLV. Les prochaines étapes seront financées grâce à une levée de fonds. « Nous avons besoin de moyens pour réaliser des tests, réaliser des essais en plein champ et financer le dossier d’autorisation de mise sur le marché, déclare Laurent de Crasto. Nous sommes présents sur la plateforme de crowdfunding Happy Capital avec la volonté de lever 1 million d’euros. Mais nous souhaitons lever 2 millions d’euros au total ». Des groupes agroalimentaires et des fonds d’investissement devraient être approchés.

Expérimentation avec l’Inra

Les dirigeants d’Immunrise ont entamé des discussions avec l’Inra pour réaliser des essais sur des vignes. Plusieurs vignobles, comme le grand cru classé de Margaux Château Dauzac, ont également témoigné leur intérêt. Des essais auront lieu d’avril à août et devraient être répétés en 2018. L’obtention de l’autorisation de mise sur le marché est attendue pour 2019 et la commercialisation pour 2020. Compte tenu des délais avant de dégager du chiffre d’affaires, une seconde levée de fonds pourrait intervenir dans les prochaines années.

25 millions d'euros de chiffre d’affaires d’ici trois à cinq ans

Les dirigeants d’Immunrise ne manquent pas d’ambition pour leur société. Leur entreprise devrait compter huit salariés cette année, puis 20 en 2019 et 50 entre 2020 et 2022 (15 chercheurs et ingénieurs à Paris et 35 ingénieurs et techniciens en Nouvelle-Aquitaine). D’ici là, le chiffre d’affaires pourrait atteindre les 25 millions d’euros.

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