Immobilier : Retour à la normale
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Immobilier : Retour à la normale

Loin de la flambée des prix parisiens, l'Isère a enregistré en 2010 une augmentation des volumes de ventes avec une stabilisation des prix.

«Année de normalisation.» Voilà ce qui caractérise le marché de l'immobilier isérois en 2010, selon la Chambre des notaires de l'Isère qui dresse, pour la 14e année, des statistiques sur les prix de vente des logements et terrains, à partir des actes réalisés. Et après une année 2009 qui a vu de manière générale baisser les prix et le nombre de ventes, 2010 a montré «une reprise des volumes», explique MeNovel, président de la Chambre, avec une hausse des prix «contenue», de l'ordre de 4,5%, touts biens confondus, en moyenne nationale. Me Gabriel Nallet souligne que «la flambée des prix parisiens (+13%) est une bulle à part, un effet capital et international, qu'il ne faut pas prendre comme un effet précurseur pour le département».




Taux d'intérêts et écologie

Le marché 2010 a été porté par les taux d'intérêts exceptionnellement bas; leur hausse pourrait à nouveau le gripper en 2011. L'annonce de la fin de la loi Scellier a joué et a boosté le dernier trimestre 2010 sur les zones concernées. Autre facteur à prendre en compte dorénavant: les considérations écologiques et d'économies d'énergie des candidats acquéreurs. «On note un réel changement de mentalités, affirme Me Antoine Pequenot. C'est une des raisons de la bonne santé des terrains à bâtir: les acquéreurs veulent construire des maisons aux normes actuelles. Pour les maisons individuelles anciennes, des travaux de mise aux normes sont très souvent prévus.» Me Philippe Besançon nuance les affichages de performances énergétiques: «C'est souvent de l'ordre de la communication virale. Tous les bâtiments neufs sont basse consommation mais plus chers de 20 à 25% au m² alors qu'on se pose toujours la question du délai de retour sur investissement.» L'Isère a enregistré en 2010 une augmentation de 15 à 20% des transactions, et une évolution moyenne des prix de l'ordre de 3,5%, ramenant le marché à un niveau d'activité comparable à 2005-2006. La diversité du département offre évidemment des disparités. Dans le neuf, Grenoble et son agglomération regroupent 75% du marché, suivies du Voironnais/Saint-Marcellin et du Nord-Isère. Grenoble intra-muros affiche un prix moyen de 3.500€/m², ce qui en fait la 3eville la plus chère de France, derrière Nice et Lyon, hors Paris. Pour les terrains à bâtir, le Nord-Isère et la Bièvre représentent 45% du marché, les autres secteurs ayant peu d'offres. Les maisons individuelles, qui avaient connu le plus fort recul en volume en 2009, ont vu leur prix augmenter de 4,7% en moyenne sur le département. Les appartements anciens représentent 38% des transactions iséroises, avec bien sûr Grenoble en tête des transactions (33%).




Tendances pour 2011

L'année 2011 s'annonce assez identique à 2010. Mais des paramètres peuvent faire évoluer le marché, selon MeNovel. «La hausse des taux, reliée à la hausse de l'inflation, peut être un binôme pas défavorable. Pour les primo-accédants, le succès du nouveau prêt à taux zéro, PTZ+, peut maintenir le dynamisme du marché.» À l'inverse, «le climat économique général est mieux orienté mais reste préoccupant. La réforme globale de la fiscalité peut jouer. Et les échéances électorales présidentielles créent toujours une période d'attentisme. Nous restons donc prudents sur les niveaux 2011.»




Ensemble des statistiques: www.cr-grenoble.notaires.fr

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