La Fnaim a présenté les résultats annuels du marché de l'immobilier d'entreprise isérois. Dans le secteur des bureaux, la fédération relève une hausse de 22 % des mètres carrés commercialisés. Une hausse en trompe-l'oeil car les trois plus grosses opérations représentent à elles seules plus de 16.000 m². À noter que les communes de Grenoble et Meylan regroupent 72 % des transactions. La demande en bureau reste importante, notamment en matière d'acquisition, tandis que l'offre neuve manque. En effet, aucune construction neuve n'a été livrée en 2013. En matière de locaux d'activités, la baisse de la demande se confirme pour la troisième année consécutive, avec une baisse de près de 40.000 m² en trois ans. Ceci dit, le deuxième semestre 2013 a été plutôt dynamique, notamment pour la demande de grandes surfaces. Cette augmentation permet d'espérer un redémarrage d'activité, pour les PME et les artisans, et une hausse de la demande pour les plus petites surfaces.
Performance exceptionnelle
Le secteur commercial, quant à lui, offre des perspectives positives pour l'année à venir. Malgré un marché disparate et très concurrentiel entre les commerçants, la reprise de la demande devrait se poursuivre en 2014. Un réajustement sur certains produits surévalués est à prévoir. Les loyers grenoblois, compris en moyenne entre 145 et 160 €HT/m²/an, sont équivalents à ceux de Bordeaux, Toulouse, Chambéry, Montpellier ou Nancy, légèrement supérieurs à ceux de Valence, Rouen ou Clermont-Ferrand, inférieurs à ceux de Nantes, Lille, Annecy ou Strasbourg et très inférieurs à ceux de Lyon et Aix-Marseille. Globalement l'investissement dans l'immobilier d'entreprise réalise une performance exceptionnelle en atteignant son plus haut depuis dix ans, avec 95 millions d'euros. Mais il faut noter qu'un seul client représente près de 45 millions d'euros de ces investissements. Un retour à la normal est à prévoir pour 2014 avec un total des investissements avoisinant les 40 millions d'euros. L'accès au financement bancaire, tout comme la pression fiscale seront, selon la Fnaim, des facteurs déterminants permettant d'accentuer ou de limiter l'embellie du marché attendue en 2014.
Conjoncture. Les acteurs isérois de l'immobilier d'entreprise sont confiants. Ils l'ont rappelé lors de la présentation des chiffres annuels.