Immobilier : -13,7 % en 2009 pour le marché de bureaux lillois
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Immobilier : -13,7 % en 2009 pour le marché de bureaux lillois





Depuis deux ans, le marché de bureaux lillois subit aussi la conjoncture difficile. Décryptage de la baisse relative de 2009.




139.438m² transactés

Le marché de bureaux lillois, après avoir accusé une baisse sur ses volumes transactés en 2008, enregistre une diminution de son activité en 2009 (139.438m² transactés) avec une baisse de 13,7%.




Mieux que Manchester

«Nous limitons la casse cette année et nous arrivons même à faire mieux que Manchester (102.000m² transactés)», expose Bruno Bonduelle. Lyon enregistre, elle, une baisse de près de 30% en 2009 et Strasbourg de 42%. Il n'y a vraiment que Toulouse qui connaît une hausse de 4% l'année dernière.




Un marché endogène

«Si on prend juste les données brutes, on peut se dire que l'on s'en tire bien. Le marché lillois reste un marché endogène qui ne connaît pas beaucoup d'investissement extérieur», modère Benoît Tirot, directeur général d'Arthur Loyd Lille.




Diminution des surfaces

«Les services de l'Etat ont pris une grande place dans les transactions 2009», note Vincent Martin, directeur régional associé de BNP Paribas Real Estate. Pour le secteur privé, l'heure était à la diminution des surfaces. «En temps de crise, l'heure est surtout à une diminution des coûts au m², considère Benoît Tirot d'Arthur Loyd. On a assisté à une rationalisation des surfaces.» Du coup, «un marché porté par les petites surfaces et qui manque de transactions comprises entre 500 et 1.000m²», précise Patrick Duez directeur régional de CB Richard Ellis (CBRE).




Problème de valeur faciale

Selon André Bartoszak, responsable du pôle observatoire et études économiques à la CCI Grand Lille, «les valeurs faciales du neuf ne bougent pas trop». Patrick Duez de CBRE précise que «dans la seconde main, elles chutent de plus de 15%.Ce qui est surtout frappant, ce n'est pas cette diminution mais bien l'augmentation des franchises de loyers. Le propriétaire préfère louer avec ce système plutôt que d'avoir sur les bras un bâtiment vide.» Qui dit problème de valeurs locatives dans la seconde main dit forcément une offre considérable.




308.055m² de stock

«Nous avons un stock considérable de 308.055m² dans la métropole dont 2/3 de seconde main», réagit Vincent Martin de BNP Paribas Real Estate. Pour Hugues Laffineur cogérant de Tostain & Laffineur, «c'est le moment de déménager. Les entreprises ont le pouvoir de choix et de négociation.»

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