À la fin de ce mois de juin, l'entreprise castelgironnaise Oya Light (six collaborateurs) va avoir doublé son chiffre d'affaires par rapport à l'année dernière, dépassant ainsi le million d'euros. « Nous sommes à l'équilibre car avons toujours travaillé et développé nos produits sur nos fonds propres », souligne la cofondatrice de cette SAS, Marie-Laure Le Fourn (avec Éric Deblonde). Avec ses dalles leds, elle a commencé à se faire un nom, notamment auprès de gros clients industriels bretons (40 % du CA) et d'entreprises du tertiaire (40 %).
« Nous proposons des produits sur-mesure avec un design spécifique et 100 % conçus et made in France, assemblés à Laval par notre partenaire AIMM ». Des leds de départ, Oya Light propose aujourd'hui toutes solutions d'éclairage, et mise beaucoup sur la lumière connectée. « Le marché arrive enfin à maturité », constate Marie-Laure Le Fourn, qui veut prouver que l'on peut revisiter la lumière industrielle et tertiaire (ici en photo avec Adrien Capaine, ingénieur lumière connectée). « Le connecté, c'est l'avenir, c'est un complément à l'éclairage pur, car on peut l'utiliser comme vecteur de remontée d'information : sur la détection de présence, de température, de CO2, etc. »
Le smart lighting représente aujourd'hui 20 % de l'activité d'Oya Light, mais devrait bientôt atteindre les 30 %, l'entreprise se positionnant comme un précurseur en France, face à des gros leaders mondiaux de l'éclairage. Objectif : porter la lumière d'Oya Light sur tout le territoire français, puis à l'international. « Un chantier pour 2017 ou 2018 », estime la dirigeante, devenue lauréate de Réseau Entreprendre en 2015, et qui, pour accélérer, voudrait réaliser une levée de fonds. « Cela nous permettrait d'aller deux fois plus vite, pour atteindre en 2018 les 4 à 5 millions d'euros de chiffre d'affaires ».