Ille-et-Vilaine : Le logisticien BSL optimise ses surfaces
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Ille-et-Vilaine : Le logisticien BSL optimise ses surfaces

Logisticien en région rennaise depuis près de 20 ans, BSL a vidé trois de ses sites pour se concentrer sur trois autres, et innover. Une décision qui fait suite à la cessation d'activité d'un gros client. Objectif : réorganiser, économiser, et rebondir.

BSL, qui dispose de trois entrepôts logistiques à Bruz (6.000 m²) et Saint-Jacques-de-la-Lande (22.500 m² et 5.000 m²), a entrepris de réorganiser son travail. En cause, l'arrêt de l'activité de l'un de ses principaux clients, Les Créateurs de Beauté (groupe L'Oréal). « Ils représentaient 25 % de notre chiffre d'affaires, explique Rolf Beyer, directeur général de BSL. Alors que nous étions passés de 10 à 15 M€ de chiffre d'affaires en quatre ans, nous allons redescendre cette année à 13 M€ environ ». Une chute qui n'entache pas la rentabilité de l'entreprise, « toujours comprise entre 3 et 7 % », précise le dirigeant, qui avait repris la société de logistique au groupe Yves Rocher (qui l'avait créée en 1997 pour externaliser son stockage et sa livraison). C'était en 2003, avec deux autres associés au capital.

L'e-commerce avant tout
Depuis, BSL a multiplié les contrats avec une cinquantaine de clients situés partout en France, et même à l'étranger. « Nous livrons la France pour des clients hollandais par exemple », souligne Rolf Beyer, qui mise désormais sur de nouveaux contrats pour faire grandir son entreprise qui emploie 200 salariés. Il travaille essentiellement pour des sociétés de vente à distance (par correspondance ou en e-commerce), comme Tapis-Chic.com ou MaPlatine.com en local, mais aussi Vet'Affaires, Woodbrass, Chasse-Marée, Atlas for Men, des marques d'abat-jour, de livres, de thé... « Notre client moyen réalise un chiffre d'affaires de 500.000 € », précise le dirigeant. Mais avant d'aller vendre ses prestations de logistique fine, Rolf Beyer fait jouer sa carte de la souplesse. Locataire de ses entrepôts, il en a fermé deux pour rapatrier ses stocks sur trois lieux à optimiser, à Bruz et Saint-Jacques. « Il faut optimiser les coûts fixes, liés à la location de grands bâtiments notamment. 6.000 m² libérés peuvent vite faire économiser 250.000€ », lâche-t-il. D'autant qu'il lui sera a priori « facile vu le contexte à Rennes, de retrouver une surface à louer rapidement au besoin ». Mais économies ne veut pas dire coupe dans le personnel. Rolf Beyer avait anticipé l'arrêt de son client phare, et n'a simplement pas renouvelé ses CDD. Par contre, pour capter de nouveaux clients, BSL a voulu innover.

Un robot unique
En partenariat avec la start-up parisienne Scallog, elle teste depuis un an un robot qui se déplace seul entre les étagères de stockage. Il soulève l'ensemble d'une étagère et la porte jusqu'à la personne chargée du « picking », pour un gain de temps. « Habituellement, 80 % du temps, elle se déplace pour aller chercher un produit », a constaté Rolf Beyer. Cette innovation, qui lui a demandé un investissement de 50.000 €, très avantageux car partenaire de Scallog (le robot coûte plus de 100.000€), est pour l'instant testée pour son client L'Oréal Paris. Pour grandir, BSL vise également pourquoi pas un rapprochement avec des structures plus importantes, pour pouvoir répondre à des appels d'offres. Rolf Beyer envisage aussi des opérations de croissance externe. « Nous essayons de nous implanter dans le Nord ou vers Paris ». Les temples du e-commerce...

>BSL (Bruz)
Président : Rolf Beyer ; 200 salariés ; CA : 15 M€ ; 02 30 95 30 88 ; www.bsl-log.fr

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