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« Il y a des synergies possibles »
Brest # Industrie

« Il y a des synergies possibles »

Bruno Pivain Directeur général de JencyelPrésident de NavtisAdministrateur de Bretagne pôle naval
Bernard Corvaisier vient de céder Navtis (170 salariés ; 16M€ de CA), l'entreprise de réparation navale civile et militaire basée sur le port de Brest. Elle a été reprise à 75 % par l'entreprise spécialisée dans la manutention, notamment navale, Jencyel (80 salariés ; 9M€ de CA) et à titre personnel par l'actuel directeur général de Jencyel, Bruno Pivain, qui prend la tête de Navtis. Le fonds d'investissement morbihannais Nestadio Capital prend 25 % du capital.
Pourquoi avoir repris Navtis ? Bernard Corvaisier, que je connais bien, cherchait à céder son entreprise. Il voulait passer la main à quelqu'un qui connaît le milieu et qui préserverait tous les emplois. Chez Jencyel, où je suis arrivé en mars2012, nous cherchions à réaliser une opération de croissance externe pour développer notre panel de métier. Il y a des synergies possibles entre les deux entreprises. Navtis pourra notamment profiter des compétences de Jencyel dans la manutention pour compléter ses services.
Quelles sont vos ambitions ?

La première étape est de sécuriser l'ensemble des marchés existants et les savoir-faire de Navtis. Dans un contexte de crise économique, Navtis s'en sort correctement avec un chiffre d'affaires stable depuis plusieurs années. On veut continuer à accroître le chiffre d'affaires dans les deux activités de l'entreprise, la réparation navale et les services à l'industrie, en atteignant un ratio de 60 % du chiffre d'affaires dans le naval et 40 % dans l'industrie. La deuxième étape sera de développer Navtis géographiquement. Ensuite nous étudierons la possibilité d'étoffer nos compétences métiers. On regarde notamment du côté du secteur énergétique : le pétrole et le gaz, et les énergies marines renouvelables.

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