Michel Morin
Vice-président du conseil régional chargé de l'agriculture et l'agroalimentaire
Pourquoi la Région a-t-elle lancé un Tro Breizh agricole?
Nouer une ?nouvelle alliance? entre les agriculteurs et la société bretonne fait partie de nos priorités. Ce concept est né du constat d'une agriculture bretonne en souffrance économique auquel s'ajoute une mise en accusation de la société. Épandage de lait dans les champs, crise porcine, algues vertes, etc., les problèmes sont multiples. Onze rencontres ont été organisées sur les quatre départements bretons.
Ces débats auront-ils des retombées?
Nous aurions pu réunir les acteurs et faire une délibération politique, mais nous voulions un vrai débat qui colle aux attentes des exploitants et de la société civile. Une restitution des échanges est prévue fin avril, avant qu'un rapport ne soit présenté en juin au conseil régional. La Bretagne consacre 22,5millions d'euros à l'agriculture. L'idée est d'en consacrer un peu plus car elle doit rester un pilier de l'économie bretonne.
Quelles nouvelles pratiques sont envisageables?
Je pense que les agriculteurs ont fait beaucoup d'efforts. Des sommes énormes ont été engagées, mais ce n'est pas à la hauteur des défis. Il faut de nouvelles pratiques. Aujourd'hui, nous finançons déjà quelques petits projets de méthanisation à hauteur de 20.000 à 30.000euros par unité. Nous aidons également les reconversions en bio avec l'objectif de passer à 1.000 en 4 ans.
- TROIS QUESTIONS À