IDC : Du "made in France" qui se développe à l'export
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IDC : Du "made in France" qui se développe à l'export

Avec près de 60% de son chiffre d'affaires réalisé à l'international, la société Eye'Dc fait la démonstration qu'une PME positionnée sur un marché de niche peut exporter du "made in France".

Lorsqu'il a repris l'entreprise IDC en 1991, Alexis Lepesteur cherchait à rompre avec l'austérité du cabinet d'avocats dans lequel il travaillait. «On m'a proposé une entreprise qui fabriquait des lunettes, je me suis décidé et, en une quinzaine de jours, le dossier était bouclé», rappelle-t-il. La société comptait une vingtaine de salariés et avait connu une période de succès à la fin des années 1980, au moment où les lunettes sont réellement devenues un accessoire lié à la mode». Si dans les années 1990, IDC était plutôt orientée vers le marché des lunettes de soleil, elle est aujourd'hui clairement positionnée sur celui des lunettes de vue, avec la marque Eye'DC. «Nous n'avons pas une analyse purement marketing du marché, nous cherchons surtout à faire de jolis objets. Nous sommes sur un créneau de niche et notre clientèle est essentiellement constituée d'opticiens. Sur les 11.000 présents en France, seuls 10% sont susceptibles de vendre les près de 100.000 lunettes de créateur que l'entreprise produit annuellement. Notre cible n'est pas forcément l'indépendant, mais plutôt l'"alternatif", celui qui veut se différencier. Nous sommes sur un créneau mode qui nous plaît beaucoup», ajoute-t-il, soulignant que l'entreprise exporte 60% de sa production. «Nous exportons du "made in France". À Marseille, nous concevons, nous préparons les prototypes et toutes nos montures sont ensuite fabriquées dans le Jura et dans l'Ain», précise-t-il.




Deux salons par an

L'export se fait auprès d'opticiens ou de distributeurs dans la majorité des pays développés qui ont une approche produit différente. Depuis deux ans, IDC dispose d'une filiale commerciale aux États-Unis, en Californie. «Nous essayons de nous développer sur ce marché, mais le cours de l'euro nous pénalise, comme en Asie». Deux grands salons rythment le marché de l'optique, l'un à Paris, l'autre à Milan. «Nous sortons des nouveautés à l'occasion des salons, mais nous essayons de proposer régulièrement de nouveaux produits. Il y a des différences physiologiques d'un pays à l'autre, mais nous passons outre grâce à de petites différenciations...»

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