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HyPrSpace, Soqut Imaging et quatre autres entreprises néo-aquitaines se partagent 1,2 M€ de France 2030
Nouvelle-Aquitaine # French Tech # Innovation

HyPrSpace, Soqut Imaging et quatre autres entreprises néo-aquitaines se partagent 1,2 M€ de France 2030

HyPrSpace, qui affirme employer 150 personnes, est l’une des six entreprises néo-aquitaines retenues par l’État et la Région dans le volet régionalisé de France 2030. Selon un communiqué du 30 octobre, ces six projets ont bénéficié de 1,2 M€ de soutien public pour près de 3,5 M€ d’investissements.

— Photo : A. Darmel / Pexels - Photo d'illustration

Ce dispositif repose sur un cofinancement, la Région ajoutant un euro à chaque euro engagé par l’État pour des projets d’innovation. L’État et la Région avaient déjà annoncé 17 lauréats le 24 septembre, dans le cadre de ce plan régional doté de 23 M€ sur 2025 et 2026.

Trois appels à projets gérés par Bpifrance

La sélection provient de trois appels à projets ouverts en Nouvelle-Aquitaine. Ils s’intitulent « Projets d’innovation », « Projets de filières » et « Projets Collaboratifs R&D (i-Démo régionalisé) ». Bpifrance les gère pour le compte de l’État et de la Région.

Quatre des six sociétés sont implantées en Gironde, à Saucats, à Bègles, à Mérignac et au Haillan. Les deux autres se trouvent à Coulombiers, dans la Vienne, et à Limoges, en Haute-Vienne.

HyPrSpace et A puissance 3 dans l'industrie

HyPrSpace, installée au Haillan, conçoit des lanceurs à propulsion hybride brevetée et propose des lancements suborbitaux comme orbitaux. Son projet SHADow, soutenu dans ce cadre, porte sur une propulsion hybride qui puise son oxygène dans l’atmosphère.

Selon le communiqué, cette technologie rendrait l’accès à l’espace plus simple. Elle pourrait aussi remplacer les propulseurs de véhicules civils ou de défense évoluant dans la basse atmosphère.

Son usine de 7 000 m² du Haillan a été inaugurée le 1er octobre. L’entreprise avait bouclé en novembre 2025 une série A de 21 M€. Red River West et le fonds DeepTech 2030, géré par Bpifrance pour le compte de l’État, ont mené ce tour de table.

A puissance 3, PME de Saucats, est spécialisée dans la sécurité, le contrôle et la mesure en environnements industriels sensibles. Son rail intelligent et ses capteurs connectés doivent réduire fortement le câblage des sites. Couplés à un outil numérique spécifique, ils facilitent la maintenance, l’installation et la configuration, d’après le communiqué.

Santé, bâtiment, textile et eau

Soqut Imaging, start-up de Bègles, développe un logiciel breveté qui exploite l’IRM pour diagnostiquer plus tôt la MASH, maladie du foie liée à l’obésité. Le projet soutenu consiste à étudier si ce logiciel peut aussi servir chez le petit animal, pendant les études précliniques. L’efficacité des traitements pourrait alors être évaluée sans sacrifier les animaux, ce qui répondrait à des enjeux éthiques et réglementaires, selon le communiqué.

Art de bâtir, entreprise de maçonnerie patrimoniale installée à Coulombiers, veut industrialiser un procédé de construction. Celui-ci repose sur du béton de chaux et de chanvre projeté en pleine masse, pour le neuf comme pour la rénovation. Il doit permettre de produire des murs biosourcés dont la structure intègre les réseaux techniques, ce qui simplifierait la mise en œuvre.

Pragma, filiale technologique d’Easy Cash installée à Mérignac, développe une plateforme pour le réemploi textile. Elle s’appuie sur la tarification prédictive, la reconnaissance d’image et l’intelligence artificielle pour traiter de gros volumes de pièces uniques.

Aquassay, société de Limoges qui aide industriels et collectivités à mieux utiliser l’eau, développe le logiciel e-WE link. Celui-ci collecte et transmet les données d’utilisation de l’eau des sites industriels. Il prévoit aussi des fonctions plus avancées, fondées sur des modèles prédictifs et prescriptifs exploités en temps réel.

Le président de la Région distingue notamment HyPrSpace, Soqut Imaging et Art de bâtir pour leurs projets de rupture technologique. Il évoque également le BTP, secteur traditionnel. « Autant de belles innovations d’intérêt général, qui ont besoin d’un soutien public pour émerger, avant de trouver leur marché », souligne Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.

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