Selon l’union régionale, le logement, première dépense des ménages, détermine leur pouvoir d’achat et reste indissociable de l’emploi comme de la mobilité. Les besoins de réhabilitation, la hausse des coûts et la complexité réglementaire rendent cet enjeu difficile à traiter.
Un mandat centré sur les transitions du logement
Muriel Boulmier avait déjà été reconduite lors de l’assemblée générale du 5 juillet 2023. Pour ce nouveau mandat, elle compte placer son action sous le signe des transitions climatique, environnementale et démographique qui touchent le logement social. Elle veut aussi faire connaître et soutenir les actions des bailleurs.
Administratrice de Domofrance, Muriel Boulmier siège au comité exécutif de l’Union sociale pour l’habitat. Elle est aussi vice-présidente de la Fédération nationale des associations régionales et conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine.
Le conseil d’administration de l’union régionale compte 25 membres. Trois d’entre eux sont vice-présidents : Jean-Luc Gorce, directeur général d’Aquitanis, Jean-Pierre Mouchard, directeur général délégué de Procivis Nouvelle-Aquitaine, et Emmanuel Picard, du Toit Girondin.
Simplification des normes et financements européens
Muriel Boulmier plaide pour des procédures simplifiées et des normes allégées. Elle appelle aussi à échanger sur des solutions efficaces, adaptées aux réalités locales. Elle assigne à la simplification deux objectifs : raccourcir les délais et réduire les coûts.
Elle avance trois données pour illustrer le coût des normes, les délais d’obtention des permis de construire et les opérations bloquées dans la région. « Sachant que la multiplication des normes augmente jusqu’à 30 % le coût d’un projet, qu’un permis de construire peut mettre jusqu’à 3 ans pour être délivré, que les 4 300 opérations bloquées pour la Nouvelle-Aquitaine ont désormais pour première cause l’inflation des contraintes et des normes… on voit bien que la solution est à portée de main et de volonté politique », justifie Muriel Boulmier, présidente de l’Union régionale Hlm en Nouvelle-Aquitaine.
Elle juge qu’il faut envisager une baisse des coûts avant de chercher à obtenir de nouveaux financements. Elle souhaite par ailleurs faire évoluer le financement des réhabilitations, notamment en mobilisant les fonds européens. Elle estime que ces fonds appellent la même démarche de simplification. « Confiés aux régions, leur emploi mériterait une souplesse d’adaptation que nous attendons avec impatience », conclut Muriel Boulmier, présidente de l’Union régionale Hlm en Nouvelle-Aquitaine.
Investissements et demande dans le parc social
Le parc locatif social de la région compte près de 333 000 logements, selon l’union régionale. Il héberge 615 000 Néo-Aquitains, répartis dans un peu moins de 2 000 communes. Chaque année, près de 30 000 familles y emménagent, d’après l’organisation.
Les organismes Hlm investissent 1,5 milliard d’euros par an dans la région, selon l’union régionale. Ces investissements contribuent, selon elle, à la rénovation du parc et à la production de logements.
Au 31 décembre 2025, la région comptait 188 869 demandeurs de logement social, d’après l’analyse des fichiers SNE et AFIPADE citée par l’union régionale. Leur nombre augmente de 3 % par rapport à 2024.