L'ouverture totale est prévue pour 2016. En attendant, le groupement constitué du promoteur Eiffage, de l'architecte lyonnais Albert Constantin et de la chaîne hôtelière Intercontinental signera un projet de bail avec les Hospices civils de Lyon début 2011 pour une signature définitive courant 2012. Surtout, le promoteur devra boucler le financement du projet de reconversion de l'hôpital estimé à 150M€ d'investissements privés pour la partie immobilière. Sur 62.000m², Eiffage a été préférée à ses concurrentes en mettant en avant la création d'un hôtel de 140 chambres dans le grand dôme, exploité par Intercontinental, d'un centre de convention de 300 à 500 places, de boutiques en rez-de-chaussée sur 13.000m² et d'un espace réservé à des activités tertiaire. L'âme ?santé? du lieu, défendue par de nombreux Lyonnais, se retrouvera sur les murs des suites de l'hôtel avec des images tirées des plans de l'architecte Jacques Soufflot, concepteur de l'Hôtel-Dieu dans les années 1740. Le musée, d'une superficie actuelle de 700m², pourra faire l'objet d'une extension jusqu'à 4.000m², au grè des intensions de l'investisseur. Enfin, un jardin de plantes médicinales renaîtra dans les allées de l'édifice. «L'Hôtel-Dieu a été conçu pour s'ouvrir sur la ville, commente l'architecte Albert Constantin. Le vestibule du grand dôme servira de passage public. La rue Bellecordière retrouvera sa fonction commerçante.» Le tout non loin du quartier Grôlée, annoncé comme la rue de commerces haut de gamme qui manquaient à Lyon, et qui peine pourtant à attirer les boutiques de luxe.
À Lyon, point de pôle santé à l'Hôtel-Dieu pour sa reconversion mais un Intercontinental de 140 chambres, des boutiques, un centre de convention et des bureaux.