Lors de ses voeux à la presse, le 21 janvier dernier, le président de la Région Haute-Normandie, Nicolas Mayer Rossignol, a déclaré vouloir renforcer l'attractivité du territoire : « Plusieurs pistes sont dans les tuyaux pour améliorer l'attractivité du territoire ». Parmi celles-ci, le président pourrait s'appuyer sur des personnalités. « Le réseau des personnalités haut-normandes qui ont réussi fait partie du potentiel à utiliser pour améliorer l'image de la région ». Autre piste à suivre, une présence renforcée à l'international : « En marquant la présence du territoire sur des salons par exemple », précise Nicolas Mayer Rossignol qui s'est ainsi rendu récemment au salon des énergies de Francfort pour représenter la région sur ce dossier sensible et d'avenir pour l'économie du territoire. Parmi les sujets évoqués avec les journalistes, celui de la ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN) pour laquelle le président de Région a annoncé la constitution d'un comité de pilotage « rouennais », dès le mois de février, spécifiquement consacré à la future gare de Rouen et à la traversée de la ville et comprenant l'État, RFF et les collectivités concernées dont la Crea pour la gare de Rouen. Il est constitué en parallèle du comité de pilotage présidé par François Philizot, délégué interministériel au développement de la Vallée de la Seine. « La Région Haute-Normandie est le moteur de la LNPN. Elle n'est pas seule car c'est un projet collectif mais l'impulsion vient des régions. Ce qu'il faut, c'est avancer rapidement sur la question du financement ». Autre annonce faite par le président de Région, celui de la constitution d'une filière des métiers du numérique, attendue par les acteurs du secteur et notamment portée par l'association Normandie Web Xperts.
Pas « d'opposition de principe » à une fusion des Régions
Sur la question du rapprochement des régions, voulu par le Président de la République, Nicolas Mayer Rossignol déclare ne pas être opposé « par principe » à la fusion des deux régions Normandes mais pose des conditions. « Il n'y a pas de tabous, pas de raison de dire non a priori. Tout dépend des conditions. Quel sera le périmètre du territoire ? Il faut savoir qui fait quoi avec une simplification de la clause de compétence générale. Personnellement, je suis même favorable à la disparition de la clause de compétence générale. Il ne faut pas de démagogie ni de caricatures. Les Régions sont le niveau le plus efficient en matière de gestion de l'argent public. Elles ne représentent que 0,9 % de la dette publique nationale, seulement 6 % des impôts locaux et 0,07 % du déficit public. Si l'objectif est de baisser la dépense publique, les chiffres démontrent que le niveau régional est celui qui dépense le moins. Ce n'est donc pas en diminuant le nombre de Régions que l'on fera des économies. Cela n'aura pas d'impact sur la dépense publique de l'État », a affirmé le président de la Haute-Normandie. Sur le sujet, l'élu affirme ne pas mettre en balance son avenir politique : « Je n'ai pas besoin de la politique pour vivre. M'accrocher à mon poste est en dehors de ma conscience, ce n'est pas le sujet ». Et pour ce qui est de la capitale d'une future grande région normande, Nicolas Mayer Rossignol est direct : « La loi de décembre 2013 sur les métropoles dit qu'il y a une seule métropole au Nord-ouest est c'est Rouen. Du coup, le débat sur la capitale de Région est tranché ».
Le président de la Haute-Normandie veut renforcer l'attractivité du territoire et accélérer sur le dossier de la ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN).