« J'ai été le premier surpris. Les travaux se sont achevés un peu en avance, alors on a ouvert le magasin sans faire de publicité : dès le premier jour, ça n'a pas désemplit ». En s'installant sur la zone Liberation 2 à Lunéville, le patron du 55e magasin Happy Cash, Mikael, Gaudel, savait que l'emplacement était bon : « Il y a du passage, les accès routiers sont faciles, mais c'est tout de même rassurant de constater que je ne me suis pas trompé ». Spécialisé dans l'achat-vente de matériel d'occasion, le réseau de franchise Happy Cash est issu de la liquidation de Cash Converters.
Pas de stock
Solidement implanté dans l'Ouest, le réseau complète sa présence nationale avec une première ouverture en Lorraine, à Lunéville. Ouvert à l'achat depuis le 1er juin, le magasin a ouvert à la vente depuis le 1er juillet. C'est la particularité de ce type d'enseigne : pas de stock, ici, on vend ce que les particuliers ont bien voulu vendre. « Pour que l'affaire tourne bien, il faut aussi un marché du neuf solide, car sans première main, il n'y a pas d'occasion », souligne Mikael Gauden. A Lunéville, l'enseigne vise un bassin d'un peu plus de 40.000 personnes. Et compte sur d'autres ressorts que la pression démographique pour réussir : envie de faire de bonne affaires, volonté de donner une seconde vie à des produits, l'enseigne se retrouve dans l'air du temps et surfe sur cette image. « L'acheteur type est à la recherche de la bonne affaire, sans idée précise de ce qu'il veut acheter », précise Mikael Gaudel. Après une carrière qui l'a mené du monde de l'horticulture jusqu'à la grande distribution, le nouveau patron du Happy Cash de Lunéville n'a pas eu de mal à convaincre son banquier pour se lancer. Avec une enveloppe de 270.000 €, Mikael Gauden a aménagé une cellule commerciale de 280 m² aux couleurs de son enseigne.
Prix négociés
Déjà, trois emplois ont été créés : « Et il me faudrait cinq personnes. La particularité du poste, c'est que je cherche non seulement des vendeurs, mais aussi des acheteurs, puisque chaques employé est responsable des résultats de son secteur », détaille Mikael Gauden. Un mode de fonctionnement qui permet aux particuliers de négocier lors de la vente de leurs produits d'occasion, un aspect très apprécié des premiers clients. « La concurrence, essentiellement basée à Nancy, fonctionne sur des grilles de tarif. Ici, on discute les prix ».
Happy Cash
(Lunéville) GMS Cash Effectif : 4 CA prévisionnel 2013 : de 600 à 800.000 €