Guillaume Pepy, président de la SNCF : "Sur la LGV, nous nous sommes mal compris"
# Transport-logistique # Ressources humaines

Guillaume Pepy, président de la SNCF : "Sur la LGV, nous nous sommes mal compris"

À l'occasion du forum de l'emploi SNCF organisé ce jeudi 20 avril à Toulouse, le président de la SNCF Guillaume Pepy a présenté les projets de l'entreprise ferroviaire en Occitanie. Il en a profité pour mettre fin à la polémique sur sa position vis-à-vis du projet de LGV Bordeaux-Toulouse en affirmant que la SNCF "serait ravie de s'y atteler". Il a aussi rencontré les élus de régionaux.

« Nous sommes parmi les trois premiers employeurs de la région » Occitanie, a tenu à rappeler Guillaume Pepy, le président de la SNCF, venu rencontrer les élus de la région le 19 avril, à la veille du Forum de l’emploi SNCF organisé à Toulouse le 20 avril.

Objectif un : calmer la polémique

Sa visite avait deux propos : le premier, de calmer la polémique qui a suivi son intervention sur la radio France Inter en mars dernier où il annonçait qu’il n’y avait pas de nouveau grand chantier de prévu, à part celui du nouveau RER en Ile-de-France. Les élus de la région avaient immédiatement réagi en organisant une pétition et en rédigeant un courrier aux futurs candidats à l'élection présidentielle pour rappeler que ce dossier était une priorité. « Nous nous sommes mal compris. Quand je parle de chantier, je ne parle pas de projet. » Insinuant donc qu’il ne négligeait pas le projet de la LGV mais que le manque de visibilité sur son financement l’éloignait de la réalité proche : « Par chantier j’entends pelleteuses, niveleuses, etc. »

Les réflexions sur le financement du projet sont aujourd’hui menées par deux personnalités indépendantes qui travaillent en collaboration avec l’Etat et les collectivités : Alain Bodon (de l'Inspection générale des finances) et Benoit Weymuller (du Conseil général de l'environnement et du développement durable). Le président de la SNCF a insisté sur le fait qu’il n'y avait pas matière à polémiquer malgré les tensions liées à cette période de campagne électorale : « Le financement et le calendrier, c’est l’affaire des élus et de l’Etat. La SNCF sera ravie de construire la ligne et de l’exploiter lorsque cela sera réglé. »

L’immense chantier régional

450 millions d'euros vont être investis pour la modernisation et la maintenance des voies en 2017 : « le plus gros chantier d’entretien de la SNCF », a fait remarquer Guillaume Pepy, qui voit en l’Occitanie « une région très particulière où il y a des projets comme il n'y en a nulle part ailleurs. » Ces travaux représentent pour lui "un effort sans précédent sur un réseau qui en avait bien besoin."

# Transport-logistique # Ressources humaines