Guichon Valves : 2,5 millions d'euros investis pour améliorer les conditions de travail
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Guichon Valves : 2,5 millions d'euros investis pour améliorer les conditions de travail

Nouveau bâtiment, nouvelles machines ergonomiques, salle de créativité, pièce de méditation... La PME vient aussi de lancer le concept Contribuer.

Thierry Perrier, Directeur général de Guichon Valves, est formel « nous pouvons conjuguer la performance économique avec un bien-être au travail des collaborateurs, tout en participant à l'évolution mondiale. » Rachetée en 2015 par le groupe Valco, la firme vient d'investir 2,5 millions d'euros, dont deux millions pour agrandir le bâtiment de production, acheter deux machines améliorant l'ergonomie des postes et la rapidité d'exécution, les 500 000 restants couvrent la salle de la créativité (à mi chemin entre cafétéria, salle de réunion, de travail et de détente) et la pièce réservée à la méditation. Le chef d'entreprise souligne que depuis 2005, date de la mise en place de la charte de la diversité, il a ajouté briques après briques des mesures pour réviser les conditions de travail. « Je ne suis pas philanthrope, je ne perds pas de vue le développement de cet établissement presque centenaire qui doit faire face à une grosse concurrence chinoise, notre premier marché. » Il parle de l'usine du futur, telle qu'on peut la rencontrer dans les pays nordiques ou aux Etats-Unis, mêlant satisfaction au travail et à l'économie.

Un engagement sociétal

En lançant le concept Contribuer, les salariés volontaires se positionnent au sein de la firme, mais aussi en prenant un engagement dans la société civile en apportant leurs suggestions pour faire progresser leur lieu de travail, leur lieu de vie. « L'idée est de redonner du sens au travail en associant la santé et l'emploi. Avec « Contribuer », nous réaffirmons la place de l'entreprise dans la société pour un bien-être global. C'est aller au-delà de la fabrication de vannes. » Une preuve ? L'absentéisme passé de 5 % à 1,5% selon les données nationales. « Le pari n'est pas gagné, nous donnons plus de liberté, mais il faut cadrer plus. » Pour arriver à définir ce processus, Thierry Perrier s'est formé à la chaire de Mindfullness de Grenoble qui tend vers la paix économique. Il a aussi puisé dans le réservoir d'initiatives du Centre des jeunes dirigeants de la Savoie, où il était adhérent. La prochaine étape de Guichon Valves consiste à accueillir dans cette configuration d'autres sociétés et organisations afin de transmettre des messages aux chefs d'entreprise. « Mon but est de créer un lien entre les mondes politique et économique en supprimant les barrières » confie cet homme prêt à s'aventurer dans le prochain mandat de la CCI de la Savoie.

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