Une petite centaine de groupements d'employeurs seraient en activité dans l'ensemble de la nouvelle région Occitanie. Mais le chiffre est flou, ce qui prouve le manque d'informations et de communication entre ces associations. C'est en partant de ce constat que le CRGE, le Centre de Ressources des Groupements d'Employeurs, lui-même basé à Montblanc (près de Narbonne), a organisé le 28 juin une réunion à Toulouse, à laquelle les GE (Groupements d'Employeurs) d'Occitanie de tous secteurs confondus étaient conviés. Des associations qui ne se sont jamais croisées mais qui partagent pourtant les mêmes problématiques et répondent au même objectif : faciliter l'embauche dans les entreprises.
Ni de l'intérim, ni un cabinet RH
Pour rappel, les groupements d'employeurs (environ 400 Groupements d'Employeurs en France), ne sont ni des agences d'intérim ni des cabinets RH. Ces associations permettent de se décharger du recrutement et de la gestion RH, notamment pour les embauches à temps partiel ou les saisonniers. D'où le nombre élevé de GE dans le secteur agricole, en tout cas dans la région (une cinquantaine). L'intérêt par rapport à l'intérim ? Se regrouper pour partager du personnel. En maillant les besoins complémentaires de deux ou trois entreprises, le groupement peut recruter en CDI des compétences qui travaillent en temps partagé. Lors de la première réunion organisée par le CRGE à Toulouse, une quinzaine de participants ont échangé sur leurs missions.
En phase de reconnaissance et dans l'air du temps
Selon Olivier Navarro, responsable du CRGE, il n'y a pas que dans l'agriculture, les loisirs et le sport que le GE a sa raison d'être : c'est aussi un recours approprié pour la fonction support dans l'innovation, pour recruter des qualiticiens, des ingénieurs, des community managers, des informaticiens, des économistes de la construction BTP... Exemple toulousain : le GE Compétences Plus qui est dédié à l'innovation. Olivier Navarro ajoute que « le GE est dans l'air du temps car il répond aux tendances d'agilité du marché du travail de la nouvelle génération et permet de travailler pour différents employeurs. » D'un point de vue politique, le GE, encore mal connu du grand public, gagne en reconnaissance : en avril dernier, un séminaire interministériel à Paris rassemblait les GE de France et 500 personnes étaient présentes. Alors que les créations de GE affichent un rythme de croisière d'une création par an, Olivier Navarro prévoit pour 2016-17 près de 7 créations. Un signe que les GE ont le vent en poupe. Pour les créateurs, le CRGE prévoit un guide des ressources, qui sera issu des expériences de chacun. Un séminaire annuel est déjà prévu en novembre à Castelnaudary et Olivier Navarro compte bien augmenter le nombre de rencontres des GE de la région.
Juliette Jaulerry
Emploi. Les Groupements d'Employeurs de la région Occitanie se sont réunis à Toulouse le 28 juin. Ce 1er rassemblement veut donner une nouvelle impulsion aux GE de la région. Ils veulent mieux se faire connaître et répondre aux besoins actuels d'agilité en terme d'embauche.