La prime à la casse d'un véhicule de plus de dix ans offerte par l'État pour tout achat d'un véhicule neuf est bien souvent assortie d'une prime des constructeurs. Cette double incitation a créé un regain d'activité chez Indra, déconstructeur automobile installé à Bourgoin-Jallieu. Ce groupe, qui compte trois sites de déconstruction en propre et deux sites administratifs, travaille avec un réseau de plus de 260 démanteleurs sur toute la France. Si Anick Kadoche, la directrice générale, se félicite du volume de travail, elle avoue que cela peut être problématique chez certains membres du réseau. «Nous en sommes à 20.000véhicules par mois; c'est ce que nous traitons habituellement en six mois. Le flux entrant de véhicules est donc plus important, alors que le coût des matières premières baisse. Les démanteleurs sont confrontés à un problème de stockage et à une moindre valorisation de la déconstruction. Nous cherchons donc à élargir notre réseau pour les soulager.»
Situation exceptionnelle
Le groupe, détenu depuis 2008 à 80% par une joint-venture entre Renault environnement et Sita recyclage, se charge auprès des assureurs, constructeurs et collectivités, des véhicules depuis la demande d'enlèvement jusqu'à la destruction physique de la carte grise en préfecture. Le réseau est là pour dépolluer et valoriser les matériaux, avec une totale traçabilité et le souci de l'environnement. «Nous sommes tenus à la valorisation de 85% de chaque véhicule. Mais nous sommes dans une situation exceptionnelle où il est très compliqué de maintenir ce taux avec les difficultés des démanteleurs.» Indra doit aussi gérer ce surplus d'activité qui est temporaire mais dont personne ne connaît la durée. «Quand sera le pic et quelle sera la vitesse de la descente: ce sont de grandes inconnues.»
Le Groupe Indra fait de la déconstruction automobile, un secteur qui connaît un regain d'activité.