Groupe Airia : L'envol vers 150M€ de chiffre d'affaires
# Aéronautique et spatial

Groupe Airia : L'envol vers 150M€ de chiffre d'affaires

Jean-François Dubant parle d'un groupe jeune qui commence tout juste à exister aux yeux des grands donneurs d'ordre du transport et de l'énergie. La stratégie s'articule autour de la croissance externe et de la création d'entité. Stéphanie Polette

«En 5 ans, le chiffre d'affaires de Cema a été multiplié par 100!» Jean-François Dubant, président du groupe Airia, se souvient des débuts de la TPE de Vaulx-en-Velin. «Spécialisée dans la maintenance hydraulique haute pression, elle comptait cinq salariés et réalisait 550.000 € de chiffre d'affaires.» Elle est le point de départ de la constitution d'un groupe de huit entités acquises depuis 2004. Spécialisé dans la mécanique de précision, Airia annonce 55M€ de chiffre d'affaires pour 2008 et emploie 400 personnes. «Pour la création du groupe, j'ai d'abord réfléchi à un marché puis à des clients. Le transport et l'énergie ont révélé un fort potentiel. Aujourd'hui, la production de sous-ensembles concerne les équipements aéronautique et ferroviaire pour 60% de notre chiffre d'affaires, et l'énergie, équipements pétroliers et demain nucléaires, pour 30%.»




Précieux sésames

La dernière acquisition date du premier trimestre 2009. «Fibres de Berre à Marignane, dans les Bouches-du-Rhône, intervient sur la réparation composite. Avec 5M€ de chiffre d'affaires et 90 personnes, la société est devenue un fournisseur de rang 1 d'Eurocopter.» Une référence qui intéresse le groupe pour continuer son expansion sur l'aéronautique. Les certifications de Fibres de Berre sont de précieux sésames pour servir ce marché, car elles apportent des compétences supplémentaires au groupe sous-traitant.




Une taille critique

Ce pôle de compétences (conception, industrialisation, usinage, tôlerie, chaudronnerie, mécano-soudure...) contribuera à porter Airia à 150M€ de chiffre d'affaires. «Le groupe est très jeune, constate Jean-François Dubant. Voilà seulement un an que nous avons atteint une taille critique. On commence tout juste à compter aux yeux des grands donneurs d'ordre.» L'export fait également partie des projets de développement de l'entreprise de Vaulx-en-Velin. «Nous réalisons seulement 9M€ de notre chiffre d'affaires à l'international, précise le dirigeant. Le potentiel de développement à l'étranger est fort. Nous irons principalement sur les zones où sont implantés les opérateurs de premier rang dans les domaines de l'aéronautique et du pétrole.» En 2010, le Mexique et l'Inde pourraient être les premiers pays à accueillir des filiales de l'entreprise lyonnaise.

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