Virginie Debuisson ne se le cache pas : les réseaux sociaux font partie intégrante de sa vie, matin, midi et soir ! « Je suis ultra connectée ! Je ne compte pas le temps passé sur ces réseaux, car c'est un peu comme si l'on comptait le temps passé au téléphone », remarque-t-elle. Présente à la fois sur Facebook, Twitter, Instagram, Linkedin et Viadeo, elle avoue une préférence pour les deux premiers. « Twitter est devenu pour moi l'outil numéro Un de réseautage : c'est lui qui m'a permis de passer de ma société Valeurs d'Images à Pink In Black, en rencontrant des gens et en créant des affinités via le partage d'opinions sur l'actualité ». Mais cela s'est construit de manière progressive, « puisqu'en 2009, Twitter n'avait pas la même importance qu'aujourd'hui dans le B to B ». Avec 1.700 amis Facebook, elle ne possède qu'un seul profil pour sa vie personnelle et professionnelle. Un gage d'authenticité selon elle : « Après, cela implique de la discipline afin de ne pas tout partager, mais c'est aussi une garantie que ce que je partage est voulu et assumé ».
Des règles à suivre
Bien qu'elle soit présente aussi sur Viadeo et Linkedin, elle en a une pratique moins intensive et y partage moins d'informations. « Je pense qu'on choisit surtout un réseau en fonction de ce que l'on est. Twitter va vite et est instantané : c'est ce qui me ressemble le plus. Linkedin, qui est plus institutionnel et corporate, est surtout mon CV interactif ! », affirme-t-elle. Sur la toile, Virginie Debuisson s'est fixée ses propres règles : « J'essaie d'être toujours respectueuse, et de ne pas être dans l'attaque personnelle méchante. Si j'ai une colère, je la garde pour moi et j'attend qu'elle retombe pour que ce soit dit d'une manière respectueuse... Ce qui ne m'empêche pas d'être impertinente », nuance-t-elle. Elle fait partie de ceux qui pensent que les médias sociaux doivent être, non pas un terrain de bashing, mais un lieu pour apprendre à être positifs et bienveillants. « Chaque tweet doit être réfléchi, et ne comporter ni mensonge ni déformation car aujourd'hui, tout peut être vérifié ! ». Elle fait particulièrement attention à l'orthographe, même si elle est ouverte aux jeux de mots : « car faire tenir dans 140 caractères une pensée impose de revoir parfois sa syntaxe. Mais il faut être vigilant car une virgule mal placée peut signifier la fin du message », souligne-t-elle.
"The place to be"
Selon elle, maitriser la communication via les réseaux sociaux est devenue une question centrale au sein des entreprises : « On passait jusqu'ici beaucoup par les RP pour se faire connaître, mais on a largement dépassé ce stade. Il faut apprendre aux entreprises à aller sur les médias sociaux de façon qualitative », souligne-t-elle. Pour ceux qui hésitent à sauter le pas, elle rappelle que les entreprises doivent occuper le terrain : « il ne faut pas oublier que si vous ne parlez pas de vous, vous laissez les autres le faire et vous ne pouvez pas répondre. C'est pourquoi une présence est presque essentielle, ne serait-ce que pour savoir ce qui se dit sur votre marque ».
Pour Virginie Debuisson, dirigeante de l'agence grenobloise de brand content Pink in Black (4 salariés), les réseaux sociaux sont incontournables.