En déplacement à Grenoble, Pierre Moscovici, ministre de l'Économie et des Finances, avait envie de croire à l'efficience de l'écosystème grenoblois. La visite du showroom du CEA vaut à elle seule tous les discours: des pacemakers aux pneus en passant par les batteries vertes et les réseaux intelligents, autant de nouveautés qui suggèrent que des pans entiers de l'industrie française ont été ciselés au coeur des grands pôles de compétitivité que sont Tenerrdis et Minalogic. Preuve est faite que ces synergies ont permis de décupler les capacités d'innovation des entreprises partenaires, PME ou grands groupes internationaux. Si le modèle du CEA grenoblois fait aujourd'hui florès, ce territoire est-il donc mieux armé qu'un autre pour affronter la crise? Il demeure en tous les cas mieux protégé grâce à sa capacité à innover et à échanger. Sur la presqu'île scientifique, la compétitivité, qu'elle soit coût ou hors coût, fait mouche à tous les coups. Selon Jean Therme, directeur de CEA Tech, le laboratoire du CEA-Leti serait à l'origine de la création de 24.000 emplois en dix ans. Une réussite qui résulte du triptyque entre enseignement, recherche et industrie, mais aussi d'une vision commune que partagent industriels et politiques. C'est la raison pour laquelle, même par gros temps, le dialogue est privilégié. @email
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