Matin et soir, Jean-Luc Vallejo a son rituel : se connecter sur les réseaux sociaux. « C'est souvent très tôt, vers 6h du matin, ou très tard, vers 23h. Je peux vite y passer une heure car j'y effectue beaucoup une veille à la fois scientifique, stratégique, produit... », détaille le fondateur de la start-up ISKN, inventeur de Slate, une surface intelligente de numérisation de notes et croquis. Son outil principal : le smarphone ! Mais ce dernier s'est fixé une règle : ne jamais mélanger vie privée et vie professionnelle. « Je ne prends aucun contact personnel sur mon Facebook, que j'alimente d'ailleurs très peu. Je ne sais si c'est une bonne pratique ou non, mais c'est un choix délibéré », explique-t-il. De la même manière, il se refuse à poster des commentaires concernant ses hobbies sur Twitter : « J'aime le foot, mais je ne twitterai jamais sur ce sujet».
« Un savoir-vivre digital »
Il utilise les réseaux sociaux pour entrer en relation ou faire de la veille. « J'essaie de promouvoir ISKN par mes posts et de rebondir sur des informations concernant des start-ups que je connais, qui me semblent pertinentes dans ce qu'elles font ». Là encore, il s'est donné une règle : « Etre toujours constructif et bienveillant, et ne pas tomber dans le trollage. Lorsque mes concurrents directs sortent un bon produit, je ne me cache pas de le dire ». Et de poursuivre : « C'est presque une règle de savoir-vivre digitale ». Ses réseaux favoris ? Twitter et Linkedin. « Je me suis déjà retrouvé dans le bureau du P-dg de Moleskine à Milan juste avec un tweet ! L'avantage des réseaux sociaux, c'est qu'ils raccourcissent les distances, qu'elles soient géographiques ou autres ». De même, il a déjà recruté 3 personnes après avoir reçu des sollicitations Linkedin. « Cela tombait au moment où l'on recherchait, et leur profil correspondait ». Si le profil Linkedin ne remplace pas encore le CV remis en mains propres, il permet, selon lui, de prendre un premier contact et de gagner du temps. « Grâce au profil, on arrive à imaginer un peu le parcours de la personne».
Une présence stratégique
A contrario, ne pas être présent sur les réseaux sociaux constitue pour lui « une erreur stratégique ». « Les gens sont très attachés à voir ce que peuvent dire les chefs d'entreprise, car il existe une notion de personnal branding », glisse Jean-Luc Vallejo. Il avoue passer lui-même beaucoup de temps à lire ce qui se dit sur sa start-up. « C'est encore plus vrai pour une jeune entreprise comme ISKN, où les premiers mois d'existence sont capitaux ». Il insiste sur la notion de vigilance, avec la nécessité de vérifier les informations au préalable avant de les partager. Avec près de 550 followers sur Twitter et « 1.000 à 2.000 relations sur Linkedin », le dirigeant d'ISKN avoue : « j'ai tendance à accepter presque tout le monde sur Linkedin. Il y a beaucoup de démarches commerciales qui passent par ce biais, c'est aussi devenu un outil essentiel de business développement ».
Marie Lyan
Pour le dirigeant d'ISKN (400.000€ de CA ; 16 salariés), les réseaux sociaux sont incontournables pour développer l'image d'une marque et des chefs d'entreprises.