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Grand Lyon : La métropole drague les investisseurs
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Grand Lyon : La métropole drague les investisseurs

IMMOBILIER. Le Grand Lyon veut passer la vitesse supérieure pour attirer investisseurs et sièges d'entreprises internationale s.

Cette fois la traditionnelle réserve lyonnaise ne sera pas de mise. Bien au contraire, la capitale des Gaules est décidée à afficher haut et loin ses atouts avec le renfort de Ernst and Young et du commercialisateur d'immobilier d'entreprise Jones Lang LaSalle. Lesquels viennent de signer une étude inédite mettant en valeur, chiffres et analyses comparatives à l'appui, les atouts de l'agglomération par rapport à des eurocités telles que Francfort, Düsseldorf ou Bruxelles, que les auteurs lui estiment « comparables ». « Lyon est le premier marché de province de l'immobilier tertiaire. Elle capte aujourd'hui 20 % des investissements régionaux en immobilier d'entreprise », dévoile Mohamed Mabrouk, Partner head of Real Estate chez EY à Lyon pour qui ces performances ne sont pas encore à la hauteur du potentiel de l'agglomération. « Les grands projets immobiliers qui verront le jour sur la Part Dieu d'ici les cinq prochaines années, comme la Tour Incity ou l'ensemble Two Lyon, vont nous permettre de pouvoir répondre à des demandes de location supérieures à 15.000 m². Ils vont aussi nous ouvrir les portes de "deals" supérieurs à 200 M€, ce qui marque un palier en investissement immobilier. Enfin, les signatures d'architectes renommés, désormais très présents ici, et l'écosystème économique lyonnais sont autant d'éléments favorables pour attirer de gros investisseurs internationaux », ajoute Laurent Vallas, directeur de Jones Lang LaSalle Lyon. Disponible en anglais et bientôt en mandarin, cette étude va donc être largement diffusée auprès de tous les investisseurs immobiliers de la planète, notamment à l'occasion du Mipim (Marché international de l'immobilier d'entreprise) qui se tiendra à Cannes du 11 au 14 mars.




Un phasage sur-mesure

Au-delà du support de promotion, cette étude incarne surtout la politique des acteurs locaux en matière de développement immobilier et plus largement économique. « Ici, les acteurs publics et privés ne s'ignorent pas, ils travaillent ensemble sur la durée », résume Benoît Quignon, directeur général du Grand Lyon. Sur le terrain de l'immobilier d'entreprise, cela donne des échanges réguliers entre les promoteurs, les commercialisateurs et la collectivité afin de bien « jauger » les besoins pour produire une offre quasi-sur-mesure. « Notre rôle en tant que collectivité est de "phaser" les grands projets afin que le marché immobilier ne soit ni en tension, ni en suroffre », synthétise Benoît Quignon. Jusque-là, la recette s'est avérée bonne. Bon an, mal an, quelque 250.000 m² de bureaux trouvent preneurs entre Saône et Rhône. De quoi garantir un rythme de croisière rassurant pour les investisseurs.




Cap sur les grands noms

D'autant que désormais, à l'image d'Alstom qui vient de signer pour 36.000 m² sur le Carré de Soie, ou Sanofi (19.000 m² à Gerland) ou encore la SNCF qui va transférer une partie de ses services de Paris à la Tour Incity, les grands comptes sont fidèles à Lyon. Car, bien évidemment, derrière cette volonté de faire de l'immobilier d'entreprise un moteur, se cache l'objectif d'attirer des services centraux. C'est pourquoi l 'Aderly vient de se doter d'un pied à terre à Paris avec l'espoir de convaincre les grands groupes de transférer une partie de leurs activités, voire leur siège, dans la capitale rhodanienne, en mettant notamment en avant la qualité de l'immobilier d'entreprise !

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