Le débat public clôturé, le conseil de surveillance du GPMH devra se prononcer le 25juin prochain sur la suite à donner au projet de prolongement du grand canal. «Un débat public n'est ni un sondage, ni un référendum, c'est une confrontation d'arguments» rappelle le président de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) Philippe Deslandes. En l'occurrence, s'agissant du projet de prolongement du grand canal duHavre, «la confrontation s'est déroulée au long court, entre acteurs qui se connaissent bien», insiste Claude Guillerme, le président de la commission particulière du débat public qui aura animé trois mois durant les quatorze réunions publiques sur fond de «méfiances anciennes». Le Grand Port Maritime duHavre, maître d'ouvrage, aura trouvé sur sa route peu de riverains et d'acteurs portuaires pour lui porter la contradiction, mais des associations de protection de l'environnement «surreprésentées» pour l'occasion, de l'aveu même de Claude Guillerme.
23 pipelines à intercepter!
Il faut dire que le GPMH propose dans son tracé dit «direct» de traverser ni plus ni moins une réserve naturelle avec l'objectif d'aménager 453 hectares de zone d'activité. Une solution qui éviterait «l'interception» de 23 pipelines, au contraire des autres tracés retenus! Au final, c'est le 25juin prochain que le conseil de surveillance du GPMH devra se prononcer sur la poursuite ou non du projet, probablement amendé à l'aune des débats, avant le démarrage d'une enquête publique qui pourrait ne pas se tenir avant trois ou quatre ans.
G.D.
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