Présent dans les rayons des deux tiers des enseignes de la grande distribution, les beignets surgelés fabriqués par Gourmandises de Brocéliande vont accueillir un petit frère au second semestre 2009. Après deux ans de mise au point, 100.000 € d'investissement, François Schlienger, le directeur de l'industrie ploërmelaise, espère lancer sur le marché un nouveau sandwich ethnique: le Breizhwich. «Conçu sur la base d'une pâte briochée et moelleuse, il possède une garniture élaborée et cuisinée», explique François Schlienger.
Test produit grandeur nature
Partenaire du Festival Interceltique de Lorient, les Gourmandises de Brocéliande ont bénéficié d'une étude de marché grandeur nature l'été dernier. Le test du Breizhwich a rapporté 80% de taux de satisfaction. «Nous avons tenu compte des remarques sur la praticité, la forme, le grammage et la garniture, et avons apporté les modifications pour réaliser le produit final», complète le directeur. Le sandwich breton a d'ailleurs été présenté les 4 et 5mars dernier au salon du Sandwich à Paris. «Il peut remplacer une quiche-salade», dit-il. Dans le même temps, une nouvelle tartelette sucrée aux fruits, livrée en kit, devrait elle aussi débarquer. La cible de ces deux innovations: les commerces spécialisés et distributeurs. «Mais je n'écarte pas l'idée de la GMS», souligne François Schlienger.
Innovations cherchent consommateurs
Car si les innovations sont déjà dans les cartons, ce n'est pas pour autant qu'elles ont trouvé leur public. Aujourd'hui, l'entreprise fabrique 40millions de beignets surgelés par an, distribués à 50% auprès des GMS, essentiellement de la région parisienne et lyonnaise, et 50% auprès des grossistes, industriels et commerces spécialisés. La commercialisation est réalisée par l'associée de François Schlienger, Caroline Bultheele. Positionnée sur un segment montré du doigt par les nutritionnistes, l'industrie Gourmandises de Brocéliande tente le pari de la diversification. C'est ce pourquoi l'entreprise créée en 1999, a investi dans une seconde ligne de production dès 2005. «Les beignets ont une image grasse», reconnaît François Schlienger. «Mais nous travaillons aussi sur la performance. En deux ans, nous avons réussi à faire baisser de 9% à 5% la prise de gras du beignet.» En 2006, un beignet nutrition avait été conçu et présenté au SIAL à Paris. Faute de succès, le beignet n'a jamais été commercialisé. «Si on me le demande un jour, il existe!», conclut le dirigeant.
Le spécialiste du beignet, Gourmandises de Brocéliande à Ploërmel, s'apprête à lancer sur le marché un nouveau concept de sandwich brioché.