Nouvelle ère pour Gillouaye SA, à Guichen. Le fabricant de silos métalliques pour le monde agricole - l'un des trois plus gros en France- change de direction à compter du 30juin. André Gillouaye, le fondateur de l'entreprise (en 1966 à La Mézière) passe la main à l'une de ses filles, Katell. Cette dernière devient actionnaire à parts égales avec Thierry Fantina, époux de sa soeur.
Silos de plus en plus gros
Katell Gillouaye, bientôt P-dg, est entrée dans l'entreprise en 1997 en tant que contrôleur de gestion. Elle est pour encore quelques jours DAF. Thierry Fantina est pour sa part dans l'entreprise depuis deux ans. Directeur de publication au sein du groupe de presse gratuite Paru-Vendu pendant quinze ans, il a suivi une formation technique à Saint-Brieuc afin de maîtriser le secteur du silo à grains. Une activité qui connaît une forte croissance. «Car les silos sont de plus en plus gros. La demande de stockage est de plus en plus importante», explique Katell Gillouaye. Et de citer par exemple la fabrication d'un équipement pouvant stocker 33.000 tonnes pour une malterie à Anvers. Avec un chiffre d'affaires de près de 9,5M€ en 2008 (contre 7,9M€ en 2007) Gillouaye SA réalise près de 15% de ses ventes à l'export. Notamment dans les pays de l'Est, gros consommateurs de bières et donc s'équipant en malteries. Un filon que l'entreprise bretonne compte exploiter. À compter de juillet, André Gillouaye ne quittera en effet pas totalement l'entreprise puisqu'il se chargera de développer l'international.
Diversification en vue
Côté conjoncture, comme toutes les entreprises, Gillouaye SA reconnaît que les temps sont difficiles. «On est encore sur des chantiers traités l'année dernière, mais les marges baissent et les projets sont retardés», confie la dirigeante. Pour autant, la PME compte aussi sur la diversification pour rester dans le vert. Elle vient ainsi d'investir dans une plieuse automatique de tôle. Un équipement qui «nous permet de sous-traiter pour les chantiers navals et diverses industries qui ont besoin de pliage de tôle», explique Katell Gillouaye. Une femme qui, désormais aux commandes, «n'a pas envie de modifier fondamentalement les choses» dans l'entreprise. «Il y a forcément un rajeunissement dans la méthode et l'approche commerciale, souligne à son tour Thierry Fantina. Mais rien ne va changer sur le plan organisationnel.» Un futur directeur général qui loue la complémentarité avec sa belle-soeur. «Katell maîtrise très bien la partie administrative, financière et gestion. Et moi la partie commerciale et technique.»
Après avoir créé l'entreprise en 1966, André Gillouaye passe la main à sa fille et son gendre.