À 60 ans, Geneviève Campan est depuis le 1er janvier directrice du numérique, de l'exploitation et des opérations et chef d'établissement du Centre Spatial de Toulouse. Une nomination accompagnée par celle de Marie-Anne Claire à la direction des systèmes orbitaux, dans un contexte de réorganisation du Cnes qui veut « répondre aux nouveaux enjeux de l'espace, mettre en oeuvre la transformation numérique et favoriser les synergies entre ses métiers. »
Geneviève Campan, diplômée de l'Enseeiht et titulaire d'un DEA en mathématiques appliquées, connaît bien la maison : elle a intégré le Cnes en 1980 au département des mathématiques spatiales. Elle prend en 2001 la sous-direction des opérations des satellites opérés par le Cnes, devient sous-directrice mission et exploitation en 2008 avant d'être nommée, en 2011, directrice du système d'information. Une réorganisation nécessaire face à « ce monde qui évolue beaucoup : il y a de plus en plus d'acteurs du spatial, de plus en plus d'utilisateurs différents et une digitalisation qui concerne toute l'entreprise », évoque Geneviève Campan. Le ton décidé, celle qui se dit « passionnée et bosseuse tout en aimant la vie » souhaiterait lancer plusieurs actions, en tant que chef d'établissement : maintenir voire améliorer la qualité de vie sur le centre, mieux communiquer en externe et en interne, et trouver le meilleur équilibre entre l'obligation de sécurisation intrinsèque à l'activité défense du Cnes et la portée scientifique du Centre Spatial qui elle, se fait fi des frontières.