L'autre interrogation concerne l'avenir du Grand contournement ouest (GCO), qui n'a pas été scellé avant le changement de majorité. «On n'a pas cherché à signer dans l'urgence, nous avions la volonté de ne pas brusquer les choses à deux jours du deuxième tour», martèle Philippe Richert, qui dénonce les mauvaises intentions qui lui étaient prêtées par son opposition. La faute, notamment, au volet financier qui n'était pas bouclé du côté de Vinci - 100millions d'euros manqueraient à l'appel. Il n'empêche. L'un des dossiers les plus chers au président de la Région pourrait faire l'objet d'un classement vertical par le nouveau gouvernement: «Ils prendront la responsabilité, ou non, de stopper ce projet. Mais ce serait un handicap terrible pour le développement économique de Strasbourg», affirme-t-il. Ce que réfute Jacques Bigot: «Ce n'est pas le GCO qui va booster l'économie locale ou son absence qui la fera décliner. J'ai toujours douté de l'efficacité d'un grand contournement à péage», affirme-t-il, en s'interrogeant sur le volet financier du projet et son non-bouclage: «Si Vinci n'a pas signé, c'est peut-être qu'il y a des interrogations sur le financement, sur l'équilibre économique du projet». En attendant, il l'affirme: «Avec Catherine Trautmann, nous ferons savoir au gouvernement que ce n'est pas une solution indispensable». Cette fois-ci, la balle est à gauche.
GCO, l'autre dossier en suspens
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P.A.
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