Après près de trois mois d’incertitude, une grande partie des activités de GCK va pouvoir poursuivre son activité. Le groupe clermontois, placé en redressement judiciaire, voit sept de ses huit entités reprises.
Six sociétés — GCK, GCK Energy, GCK Battery, GCK Mobility, GCK Emi et Solution F — sont reprises par Aminvest. Cette opération doit permettre de conserver 132 emplois sur 175. De son côté, GCK Performance est reprise séparément, avec 8 emplois sauvegardés sur 13. Au total, 140 postes sur 188 sont donc préservés.
Le site de Charade reste en suspens
Une incertitude demeure concernant le site de Charade, dans le Puy-de-Dôme. Son avenir doit être tranché le 10 septembre.
Ce sauvetage partiel intervient dans un contexte difficile pour la filière hydrogène. Créé en 2020, GCK s’était positionné sur la transformation de véhicules lourds thermiques en véhicules électriques puis hydrogène, mais le marché a progressé plus lentement qu’anticipé.
Le marché hydrogène reste encore limité
La Région Auvergne-Rhône-Alpes avait notamment soutenu le groupe en commandant 50 autocars rétrofités à hydrogène et en poussant le développement d’une « Zero Emission Valley ». Mais le marché français reste encore restreint : La Tribune indique que la France compte seulement 76 bus à hydrogène, 39 autocars et 12 camions-bennes en circulation.
Le cas GCK illustre ainsi les difficultés d’une filière encore émergente, pénalisée notamment par les coûts d’ingénierie, d’homologation et par une demande encore insuffisante pour atteindre rapidement des volumes industriels importants.