Stock à plat, petites pièces... Jusqu'alors, le site de GBB, à Dol-de-Bretagne, n'offrait pas une grande praticité. C'est la raison pour laquelle le spécialiste du boyau naturel vient d'investir 2 M€ dans un nouveau siège social, s'équipant d'un espace de production et d'un centre de stockage tout neufs. « On a la même surface (2.500 m²), mais l'agencement est complètement différent, explique Sabrina Roland, responsable import-export et fille des dirigeants fondateurs Jean-Claude et Claude Roland. « C'est redonner des conditions de travail pratiques et une meilleure productivité, grâce à des gains de temps dans la préparation de commande », ajoute Claude Roland, directrice. Le site sera officiellement inauguré en juin prochain. Installée à Tremblay, puis à Dol-de-Bretagne (depuis 1989), la famille Roland est au départ originaire de la Manche. Son credo : le contenant. Des boyaux de mouton, de porc ou de boeuf permettant de confectionner saucisses de Toulouse, chipolatas, merguez, saucissons et autre boudins noirs. Ses clients : à 90 % des industriels de l'agroalimentaire, le reste étant composé de bouchers et charcutiers.
« Des survivants de la vache folle »
Aujourd'hui, l'investissement dans de nouveaux bâtiments constitue un véritable événement pour l'entreprise familiale. La raison ? « On est des survivants de la vache folle ! », rappelle Claude Roland. À la fin des années 90, l'entreprise a en effet dû arrêter net les boyaux de boeuf. « C'était un tiers de notre chiffre d'affaires », se souvient la dirigeante. Qu'à cela ne tienne, la société se renforce alors dans les boyaux de porc. Et la proximité géographique avec les abattoirs bretons l'y aide. Le coeur d'activité de GBB : l'import-export et le service aux industriels. La société doloise achète la matière première dans les abattoirs et sous-traite la préparation à l'étranger. « Notre métier n'étant que de la main-d'oeuvre, nous n'avons pas le choix », explique Claude Roland. Asie, Pays de l'Est, Maghreb, Égypte. Les boyaux achetés par GBB sont ainsi calibrés là-bas. De retour en Bretagne, avec un système de traçabilité draconien, les boyaux sont conditionnés chez GBB. Une étape cruciale qui fait la valeur ajoutée de l'entreprise.
Transmission programmée
« Il faut que notre conditionnement soit le meilleur possible pour faire gagner du temps à notre client final. » Et c'est d'ailleurs la crise de la vache folle qui a poussé GBB à se recentrer sur le conditionnement et viser les grands comptes. Avec un certain succès. Aujourd'hui, l'industriel stabilise son chiffre d'affaires à 6 M€ (10 à 30 % à l'export), pour un résultat naviguant entre 1 et 5 % selon les périodes. Détail important : GBB connaît une activité saisonnière. Plus l'été est chaud, plus les Français consomment de grillades... et mieux se porte GBB. Du soleil en abondance, c'est donc désormais ce que l'on peut souhaiter à Sabrina Roland. La jeune femme doit en effet reprendre les rênes de l'entreprise à la fin de l'année ou au début 2014.
GBB
(Dol-de-Bretagne) Président : Jean-Claude Roland CA 2012 : 6 M€ 18 salariés 02 99 48 42 42 www.gbb-casings.com