L'époque est à l'incertitude. Faute d'un carnet de commandes qui se remplit, faute de visibilité sur son activité, faute de réforme libéralisant le marché du travail et apportant une bouffée d'oxygène aux trésoreries. En désespoir de trouver des indicateurs solides démontrant que la sortie de crise est à portée de main, tout le monde s'interroge: De quoi demain sera-t-il fait ? La conjoncture économique sera-t-elle pire ou meilleure ? A moins que l'atonie demeure ? 7 ans que la crise a débuté... C'est dans ce contexte que les propos des experts de l'économie sont écoutés avec acuité. Ces nouveaux prophètes sont appelés à la rescousse sur les tribunes et les plateaux télé pour nous éclairer sur leur vision de l'avenir. Mais gare à ne pas prendre pour argent comptant les discours tantôt alarmistes, tantôt idylliques. En octobre 2012 à Bordeaux, lors de l'Université du Medef, l'économiste Christian Saint-Etienne se voulait particulièrement pessimiste: « 2013 sera une année de rupture assez violente ». Et que dire de cette analyse de Marc Touati, interrogé à Bordeaux, en novembre 2008, alors qu'il était invité du Cecogeb: « La crise devrait durer jusqu'à l'été 2009, puis nous assisterons à une reprise ». @email Twitter: @YannBuanec
- LE BILLET