Sur un marché des séminaires et de l'événementiel, Funbreizh tire bien son épingle du jeu. Pour preuve, l'entreprise créée par Jean-Vincent Petit en 2009 à Surzur près de Vannes vient d'ouvrir une seconde agence au sein de Cap Entreprises à Trégueux. Et elle ne devrait pas en rester là.« Nos activités prennent forme et effet en Bretagne. Nous parcourons beaucoup de kilomètres pour connaître parfaitement les lieux où se déroulent nos séminaires d'entreprise par exemple. D'où l'idée d'avoir une agence par département », dévoile le créateur de Funbreizh.
L'Ille-et-Vilaine en 2014
Et dans les Côtes d'Armor, les débuts sont plutôt prometteurs. Le dirigeant table sur une fourchette de dix à quinze séminaires organisés là-bas l'an prochain et six ont déjà été confirmés. Après le 22, c'est dans le 35 que l'agence ouvrira un second site au second trimestre 2014. « Implanter une agence réduit nos coûts notamment sur la partie frais de déplacements. »En mode développement, Funbreizh a aussi les pieds sur terre et engrange les contrats. De 59 séminaires signés en 2012 pour un total de plus de 3.600 personnes, elle fait plus que confirmer en 2013 avec 70 événements et 4.100 participants. En plein marasme économique, l'agence détonne. « Mon entreprise ne connaît pas la crise. Les budgets sont moins importants et nous faisons moins de marges sur les dossiers », confie Jean-Vincent Petit.
Funbreizh profitedu Made in France
Quelle est donc la botte secrète de Funbreizh ? « Nous récupérons des budgets qui se faisaient ailleurs qu'en France. Le Made in France, le dirigeant le demande quand il est dans le rôle du client et il l'assume dans sa posture de chef d'entreprise avec ses collaborateurs. »Le recentrage en France profiterait donc à l'entité bretonne qui chouchoute les entreprises qui génèrent à ce jour entre 400.000 et 500.000 euros sur un chiffre d'affaires qui s'établit à 600.000 euros. Autre particularité, l'entreprise est rentable depuis ses débuts ou presque. « En 2012, les pertes ont été très légères et elles s'expliquent par l'investissement dans les locaux et dans la publicité pour changer d'échelle. » Pour 2013 chargé en développement, l'équilibre devrait être au rendez-vous.
Coffret cadeau revu et corrigé
Dans son jeu, Funbreizh compte un autre atout : sa capacité à innover. Dernière trouvaille en date : Kdobreizh née fin 2012. L'histoire d'un constat : « Il y a forcément une place à prendre sur le marché du coffret cadeau où il n'y avait aucune innovation. » Pour cela, Jean-Vincent Petit est parti des faiblesses du concept : la disponibilité, les dates butoirs et la personnalisation, le tout mis à la sauce bretonne avec des offres dans un rayon de 150 km.Accessible dès 100 euros, ce coffret entièrement recyclé et recyclable est accessible via le web, le back office est assuré par Funbreizh qui propose des offres disponibles toute l'année et pas uniquement en périodes creuses comme beaucoup de coffrets cadeaux.La touche Funbreizh aura été de commissionner ses prestataires plus que ses concurrents. Là où ces derniers prennent jusqu'à 25 à 30 % de commissions, l'agence est à 10 % en restauration, 15 % en hébergement et 15 à 20 % pour les activités. En contrepartie, les partenaires de l'agence s'engagent à de la disponibilité.
La carte loisirs et la GMS
De 1.500 ventes à 2.000 ventes cette année, via des comités d'entreprises et des agences de voyages, Funbreizh espère atteindre 4 à 5.000 coffrets commercialisés en 2014.Et l'essor ne devrait pas s'arrêter là, le coffret KdoBreizh comptera prochainement une petite soeur, plus axée sur les loisirs et la culture. Motus ou presque pour l'heure sur ce nouveau produit qui sera révélé d'ici à l'automne. Pour Funbreizh, les enjeux sont importants. Par ce biais, elle s'ouvre un nouvel axe de distribution : la GMS qui pourrait aussi s'intéresser de près à ses coffrets.
Ségolène Mahias
Séminaires L'agence Funbreizh est en plein boom. Après Surzur, elle ouvre une deuxième agence à Saint-Brieuc et révolutionne le concept des coffrets cadeaux avec KdoBreizh. Une box et désormais une carte loisirs qui lui ouvrent les portes de la GMS.