Normandy French Tech, Brest Tech, Lorraine Tech, French Tech Côte d'Azur... et New York ont officiellement raccroché le premier wagon des métropoles labellisées French Tech en 2014. L'annonce en a été faite mercredi 24 juin par la Secrétaire d'État en charge du Numérique, Axelle Lemaire, depuis les États-Unis. Pour les porteurs du dossier normand -qui réuni Caen, Rouen et Le Havre- c'est le soulagement, même si l'issue ne faisait pas beaucoup de doute. Candidat non déclaré à la première vague de labellisation, le camp rouennais emmené par la Métropole avait finalement renoncé sur les conseils du Comité French Tech qui déjà penchait pour une candidature commune entre les différents pôles normands, Rouen et Caen en tête.
Du « Quartier Numérique » à la French Tech
En avril dernier, la mission French Tech avait effectué un nouveau déplacement à Rouen « pour nous demander davantage d'informations sur les entreprises », explique Mounir Megherbi, consultant en marketing web et ancien président de la filière Normandie Web Xperts (#NWX). « Alors l'équipe a retravaillé le dossier » ! Un travail entamé il y a près de deux ans avec l'opération « Quartier Numérique », depuis devenue French Tech. Du côté des collectivités, Métropole Rouen Normandie, agglomération Caen la Mer et Codah (soutenues par les deux régions normandes), on insiste sur le travail d'équipe et la complémentarité qui place la Normandie « sur la carte de France des territoires numériques innovants ».
Rendez-vous le 7 juillet à Rouen
Mais l'obtention du label, « n'est qu'une étape », confirme Pascal Ollivier (Soget), l'un des pilotes du dossier normand. Le 7 juillet à Rouen sera donné le véritable coup d'envoi de Normandy French Tech : « c'est la mise en oeuvre de la feuille de route », explique le dirigeant. « Nous allons maintenant devoir créer une structure ad hoc de gouvernance qui sera organisée autour de trois fondamentaux : un comité de soutien ouvert, un comité stratégique composé majoritairement d'entrepreneurs et d'investisseurs, et une équipe opérationnelle ». Rapidement les partenaires vont devoir définir « l'agenda numérique normand » ; identifier les « bâtiments totems » de la French Tech normande, à l'image de Seine Innopolis à Rouen ; mettre sur pied un accélérateur de start-up destiné à investir localement les moyens mis à disposition par le Fonds French Tech Accélération (200 M€ à l'échelle nationale) ; lancer Normandy Tech 40, « avec l'objectif de signer d'ici 12 mois une quinzaine de contrats entre des start-up et des grandes entreprises régionales », sans oublier la mise en réseau de la « diaspora normande » à travers le monde, « un sujet qui a beaucoup plu à Bercy », rappelle Pascal Ollivier.
Guillaume Ducable
La Secrétaire d'État Axelle Lemaire a confirmé depuis New York le 24 juin dernier la labellisation du dossier Normandy French Tech porté par Caen, Rouen et Le Havre.