Le créateur
Frédéric Eppendahl est un jeune start-upper de 59 ans. Le Web, il connaît, il confie avoir pris le train de l'Internet très tôt. Alors, après avoir dirigé pendant une quinzaine d'années une agence d'interprètes à Lyon, il quitte cette entreprise avec l'idée de développer un concept en ligne.
Le concept
« L'interprétation simultanée traditionnelle est un service qualitatif lourd à mettre en oeuvre, qui nécessite une importante logistique et, qui finalement coûte très cher. Pour organiser une journée de réunion de 10 cadres européens, originaires de 10 villes européennes dans un lieu unique et dans deux langues, le budget est d'environ 15.000 euros », explique Frédéric Eppendahl. Pour rendre l'interprétation simultanée accessible au plus grand nombre, Frédéric Eppendahl a donc misé sur le Web. Il a mis au point une plateforme, baptisée Headvox : il s'agit d'une application Web d'interprétation simultanée permettant à des participants et des interprètes professionnels, géographiquement éloignés, de se réunir en audio/vidéo dans une salle de réunion virtuelle. Chaque participant peut ainsi s'exprimer dans sa propre langue tout en écoutant les autres dans la langue de son choix. Avec le concours d'un développeur, il finalise aujourd'hui la plateforme et prévoit un lancement commercial d'ici à trois mois maximum. Pour assurer la réputation future de son système, il mise sur la qualité des interprètes et sait pouvoir compter sur quelque 500 interprètes seniors qu'il connaît. « Nous aurons alors une plateforme ergonomique, intuitive. Nous démarrerons avec 4 langues, qui représentent 95 % des besoins : français, anglais, allemand, espagnol », détaille le dirigeant. Il cible les grandes entreprises, mais aussi les organisations internationales.
Les débuts Lauréat du Réseau entreprendre Var depuis décembre, lauréat Var Initiative et Initiative remarquable, récompensé d'un prix Var Terre d'Innovation, hébergé au sein de la pépinière Cre@TVT, le projet Headvox est bien accompagné. Aujourd'hui, Frédéric Eppendahl travaille à l'obtention d'une bourse French Tech BPI. « Nous allons démarrer avec un budget de 200.000 ? et des perspectives commerciales avec un projet, par nature, d'envergure mondiale », confie le dirigeant. Des clients privilégiés vont pouvoir tester la version Bêta très prochainement. Ensuite, il vise notamment un
marché qui pourrait lui rapporter beaucoup : les Comités d'entreprise européens.
Les perspectives
« Dans 6 mois, si les objectifs sont atteints, j'essaie de faire une levée de fonds pour le développement international ». Le dirigeant a envisagé trois scénarios. Il y a d'abord l'hypothèse la plus optimiste : « Je réalise une importante levée de fonds, de l'ordre de 3 M?, je mets le paquet dans le développement et réalise 3 millions d'euros de chiffre d'affaires en année 2 et 30 millions d'euros d'ici à 5 ans ». Autre possibilité : « Je réalise une levée de fonds plus modeste et escompte alors réaliser 3 millions d'euros de chiffre d'affaires la 5e année ». Enfin, dans le cas où le projet Headvox ne séduirait pas d'investisseurs, Frédéric Eppendahl confie que le modèle pourra néanmoins rapidement s'équilibrer et qu'il gérera alors son entreprise en bon père de famille.
ENJEU. Après avoir dirigé pendant quinze ans une agence d'interprètes, Frédéric Eppendahl a mis au point Headvox, une plateforme d'interprétation simultanée en ligne.