«Il existe un ensemble de raisons pour expliquer l'attractivité de la région Rhône-Alpes au regard des investissements internationaux qu'elle draine, estime François Gaudichet, directeur régional Rhône-Alpes de la Banque de France. Sa position géographique est importante, sur un axe stratégique avec un accès direct sur Paris. De plus, c'est une région agréable qui bénéficie de la proximité de différents pays. D'autres éléments intéressent plusieurs domaines comme une formation universitaire de haut niveau et de façon plus générale, une population nombreuse, une main-d'oeuvre qualifiée et une zone de consommation importante. Le nombre soutenu de dépôts de brevets est directement lié aux pôles de recherche rhônalpins, basés principalement à Grenoble et à Lyon. Ils peuvent représenter une source de création de richesses. C'est d'ailleurs un des objets du Grand emprunt, qui est d'organiser le lien entre la recherche et l'activité économique. En ce sens, Lyon et Grenoble font figure d'exemple. Quant au recrutement des cadres, il est assez facile de les attirer dans la région. Cette catégorie profite de la reprise dans une économie à la fois tertiaire de haut niveau et industrielle, qui a besoin de cadres. Enfin, en matière d'exportation, Rhône-Alpes pourrait faire plus. Une étude récente, qui recense le nombre d'entreprises de taille intermédiaire (ETI) dans les domaines de l'industrie et des services à l'industrie en Rhône Alpes, donne des résultats assez décevants. Elles sont au nombre de 139, soit seulement 10% des ETI en France. Ce sont des entreprises qui exportent, mais elles ne sont pas assez nombreuses. Et sur le grand export, on sait qu'il est difficile pour une PME de se positionner, contrairement à leurs homologues allemandes qui sont souvent entraînées par les grands groupes».ANALYSE