Franck Takvorian : Pionnier du statut EIRL
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Franck Takvorian : Pionnier du statut EIRL

Dirigeant d'Assistance service gaz 67 43 ans Franck Takvorian incarne cette frange de salariés qui, en Alsace comme en France, ont franchi le cap de la création d'entreprise grâce au statut d'auto-entrepreneur. Artisan chauffagiste basé à Wolfisheim, il fait aussi partie des premiers à avoir opté pour le nouveau statut d'entrepreneur individuel à responsabilité limitée (EIRL). Il délaisse à l'occasion son statut d'auto-entrepreneur, pour le plus grand bonheur du président de la Chambre de métiers d'Alsace, Bernard Stalter. «Ce nouveau statut est l'épilogue d'un combat que nous avons mené pendant 15 ans pour que les artisans puissent être protégés de la faillite personnelle», souligne ce dernier. Électrotechnicien de formation, Franck Takvorian a donc opté pour un régime qui le libère notamment du plafond des 32.000euros de facturation imposé par l'auto-entrepreneuriat. «L'EIRL est le statut qui me convenait le mieux», explique-t-il, «c'est celui d'une entreprise à part entière, sans limite de chiffre d'affaires et qui me donne la possibilité d'investir pour mon activité sans crainte». En effet, l'EIRL implique que chaque artisan inscrive au registre des métiers le patrimoine affecté à son activité. Le matériel, l'outillage et une camionnette dans le cas présent. Car seul le patrimoine affecté peut être saisi par les créanciers, les banques notamment, en cas d'incapacité de l'entrepreneur à honorer ses engagements. Les biens privés restent insaisissables. «Nous allons signer des conventions avec les banques, chercher des accords pour que le patrimoine non affecté reste bien non-affecté», ajoute Bernard Stalter, qui compte s'appuyer sur les structures de cautionnement (Oséo, Siagi...) pour faciliter l'accès au crédit de ces entreprises. «La situation est plus confortable», admet Franck Takvorian, «moins stressante», même s'il n'a pas encore ?testé? son nouveau statut auprès des banques en sollicitant un crédit. Et à nouveau statut, nouvelles ambitions: «Je repars le mors aux dents pour 2011», clame-t-il.

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