Auparavant spécialisée dans l'impression B to B traditionnelle, l'imprimerie FP Mercure s'est tournée depuis son rachat par les frères Frédéric et Philippe Corbo en 2014 vers des activités de conception et de production de packaging. Mais pour développer cette niche, ses dirigeants ont dû investir près de 2 millions d'euros dans une nouvelle presse digitale HP Indigo 30 000 à traitement Corona. Il s'agit de la première machine de ce type en Europe, qui fait suite à d'autres investissements (montant : NC) réalisés dans une dizaine d'équipements de finition et d'ennoblissement. « Nous sommes aussi passés, en mai 2016 d'une surface de 400m2 à 2 300 m², avec un espace digne d'une salle blanche où le niveau d'humidité et la température sont contrôlés », précise Frédéric Corbo, dirigeant de FP Mercure. Une manière de se mettre au niveau des exigences de sa nouvelle clientèle, composée de fabricants de cosmétiques, vins et spiritueux, d'acteurs de l'agroalimentaire, de la pharmacie. « Tous ces investissements nous permettent de proposer des petits volumes et moyennes séries,personnalisables grâce à la numérisation».
Vers des emballages connectés
Un modèle qui se veut complémentaire à celui de ses concurrents. « Notre offre permet aux clients qui lancent un produit de commencer en petits volumes, plutôt que de commander de gros stocks à l'avance. Ils gagnent ainsi du temps sur leur mise en marché et basculent, lorsqu'ils ont atteint leur vitesse de croisière, chez l'un de mes confrères ». Cette stratégie permet à FP Mercure de nourrir des ambitions à l'export. Parties de zéro, ses ventes à l'international atteignent désormais 7% du chiffre d'affaires, notamment en Belgique, en Suisse et au Luxembourg. « Mais on veille à ne pas s'aventurer trop loin en raison des contraintes logistiques », nuance le dirigeant. La société vise également le domaine des emballages connectés, en vue d'offrir à ses clients de nouveaux services en matière de traçabilité ou de lutte contre la contrefaçon. Depuis son rachat par les deux frères Corbo, l'imprimerie s'est restructurée pour mieux se développer, passant de six salariés à 12 salariés en l'espace de deux ans. « Notre chiffre d'affaires a grimpé de 800 000 euros en 2014 à 1,3 millions d'euros en 2016, avec une phase de transition à 630 000 euros en 2015, le temps de restructurer nos activités », affirme le cofondateur, qui précise que la société a retrouvé son équilibre financier. L'objectif ? Atteindre les 5 millions d'euros et les 25 salariés à l'horizon 2020. FP Mercure prévoit de recruter quatre à cinq salariés en 2017, sur des profils de commerciaux et d'employés dédiés à la production.