Formation : Un marché qui évolue

Formation : Un marché qui évolue

La réforme de la formation professionnelle, en date du 24novembre 2009, vise à faire de la formation une arme anti-crise en ajustant les compétences des salariés aux besoins de l'entreprise et du marché du travail. Encore faut-il maîtriser les dispositifs, les outils, les nouvelles tendances de la formation. Voici des clés pour optimiser l'usage de la formation comme levier de compétitivité de l'entreprise.

2% de croissance en 2009. Malgré la crise, le marché de la formation professionnelle résiste. L'an passé, deux millions de personnes ont été envoyées en formationdans le cadre des plans de formationdes entreprises pour une dépense totale de douze milliards d'euros. Certes, la durée moyenne des formations se réduit (40heures contre 80 en 2000) et les prix sont tirés vers le bas sous la pression d'acheteurs plus vigilants. Mais cette tendance est compensée par la hausse des effectifs à former et les efforts d'innovation réalisés par les professionnels de la formation. L'innovation porte à la fois sur l'offre de services inédits (courtage, externalisation, ingénierie, création de modèles low-cost,etc.) et sur le développement de nouvelles technologies (e learning, serious game,etc.).




La tendance c'est l'individualisation

Ces évolutions surfent sur une tendance de fond, celle de l'individualisation des parcours de formation, encouragée par les lois sur la formation professionnelle de2004 et2009. Une évolution qui se heurte à une constante, soulignée avec unanimité par l'ensemble des intervenants, la complexité des dispositifs de financement. Leur simplification ne figure pas au menu de la réforme de novembre2009. En orientant les financements vers les publics les plus fragiles et les plus petites entreprises, la loi pourrait même compliquer le financement des actions de formation à destination des publics non prioritaires. Cette complexité et le contexte économique difficile ne découragent pas les entreprises dont les attentes en matière de formation demeurent fortes. «La formation reste dans une logique d'investissement et non de coût subi», estime Guillaume Huot, directeur marketing et commercial de Cegos. Reste à trouver les clés pour optimiser cet investissement.