Formation : L'alternance a-t-elle le vent en poupe?
# Artisanat

Formation : L'alternance a-t-elle le vent en poupe?

Apprentissage Après un démarrage en douceur des signatures de contrats en alternance, 2011-2012 sera finalement un bon cru. Ce mode de formation séduit plus.

Parmi les 45.000 entreprises artisanales bretonnes, 10.000 accueillent un ou plusieurs jeunes en apprentissage. Au total, la Région comptabilise aux environs de 18.500 apprentis répartis dans les quatre départements bretons (38 centres de formation sur 111 sites). C'est près de 500 élèves de plus que l'année dernière à fin 2010. Et dans tous les secteurs d'activité confondus: artisanat, agriculture, industrie, commerce, tertiaire... Un succès, surtout quand on compare l'évolution de ce chiffre, qui s'élevait à 15.952 en 2004. «La Bretagne résiste bien par rapport à la conjoncture. Et mieux que d'autres régions de France où l'apprentissage est en chute», constate Georgette Bréard, vice-présidente du conseil régional en charge de la formation.




132M€ d'aide de la Région

Une tendance due notamment à la stratégie régionale emploi formation. La Région a investi, en 2011, 132M€ dans la valorisation de l'apprentissage: soit 32% pour le fonctionnement des CFA et 37% pour les primes aux employeurs. Les chambres ont également fait un travail en amont pour valoriser ce type de formation. Si l'état y va également de ses publicités en faveur de l'alternance, un site internet a également vu le jour en Bretagne pour mettre en relation employeurs et candidats. Bretagne-alternance.com est le premier site régional consacré à ce type de formation. Il est expérimenté depuis quelques mois par la CCIR, la Chambre régionale de métiers et de l'artisanat et la Faculté des métiers. Il devrait même prendre une nouvelle ampleur en janvier2012.




Un portail internet

«Notre volonté est de développer un portail large», précise Agnès Gachet, directrice du service régional emploi formation à la CRMA. L'idée est de regrouper les chambres, mais aussi les organismes comme Pôle Emploi, l'Onisep, tous ceux qui ont une compétence en matière de formation ou d'emploi, pour mettre des outils en ligne. La synthèse est actuellement en cours entre les données du portail expérimental, et les données des autres organismes. Le portail final devrait mettre en ligne des CV et offres de contrats, mais aussi un deuxième volet sur la découverte des métiers (base de données, témoignages d'entreprises...). «Le but est qu'il existe un outil régional cohérent, lisible et multipartenarial», considère Agnès Gachet. En parallèle, l'État incite les entreprises à embaucher en alternance, en mettant en avant les avantages: une main-d'oeuvre qu'elles forment, un coût avantageux, etc.




Mettre jeunes et entreprises en adéquation

Aujourd'hui, certains secteurs recrutent plus que d'autres, mais certains domaines sont à découvrir. Le commerce, le transport, les métiers de bouche, la coiffure ou le paramédical ont plus de candidats que ce que les entreprises peuvent accueillir. En revanche, la métallurgie,, le bâtiment, l'hôtellerie-restauration et le nettoyage sont en mal de jeunes à former. «Lorsque les entreprises ont des places qui ne trouvent pas preneurs, c'est parce que le territoire ou le niveau ne correspond pas», explique Georgette Bréard. «On retrouve les mêmes problèmes que pour le marché de l'emploi, souligne Agnès Gachet. Nous avons donc un rôle à jouer pour revaloriser certains métiers et en parallèle expliquer aux entreprises qu'en embauchant un jeune elles préparent l'avenir». C'est d'autant plus vrai en période de crise. La solution, c'est l'individualisation de plus en plus de parcours. «Et c'est à nous, la Région, d'aider aussi les jeunes à trouver des solutions de transport, de logement, etc.», souhaite Georgette Bréard.


www.bretagne- alternance.com

# Artisanat # Commerce