Les experts s'accordent à pointer le manque de fonds propres comme l'une des principales faiblesses des PME françaises. Ce qui est encore plus vrai, souvent, en phase de démarrage.
«On ne prête qu'aux riches»
«La formule selon laquelle on ne prête qu'aux riches s'applique également aux créateurs d'entreprise. Une banque n'a pas à assumer le risque. Un porteur de projet doit impérativement disposer de fonds propres ou quasi-fonds propres correspondant au mieux à 40% de ses besoins de financement», affirme Sylvie Cieply, chargée d'affaires Entreprises et Institutions de l'IUP de Caen. La situation est évidemment différente selon le profil du créateur: d'un côté l'homme ou la femme socialement inséré et diplômé, de l'autre le créateur socialement en exclusion ou en grande difficulté. Les premiers peuvent viser haut en jouant sur toute une gamme de contributions permettant au final de faire jouer l'effet de levier auprès du ou des établissements financiers qui interviendront en dernier ressort. Les projets innovants à fort potentiel de croissance bénéficient, d'un avis général, d'une offre plus étoffée d'opportunités de concours.
C'est l'angoisse du créateur ou du repreneur. Ne pas voir son projet se concrétiser faute de financements. Heureusement, la France est plutôt bien dotée en structures d'accompagnement. Qui vous aideront avant d'affronter les banquiers.