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Foncier économique : Entre tension et suroffre
Morbihan # Services

Foncier économique : Entre tension et suroffre

IMMOBILIER Si des entreprises s'installent toujours dans le Morbihan, le nombre de transactions a sévèrement chuté l'an dernier. Concernant les bureaux, le rythme de construction élevé fait que l'offre devient importante.

L




orient manque de foncier

Entre 2010 et fin 2013, 170 entreprises se sont installées sur le territoire lorientais. Un rythme soutenu, équivalent à celui de la période 2003-2009, selon l'Audélor (agence d'urbanisme et de développement économique du pays de Lorient). « On constate un fort attrait pour l'est de l'agglomération, qui représente 63 % du foncier économique consommé, relate Gilles Poupard, directeur des études à l'Audélor. On comptabilise 140 terrains disponibles en Pays de Lorient, soit 45,6 ha aménagés et prêts à accueillir une entreprise. Cela représente 2,8 à 3,5 années de disponibilité. Or on constate qu'il faut 6 à 7 ans pour sortir une ZA. Cela pose de vraies questions. » Même si le nouveau schéma directeur du Pays de Lorient prévoit six nouvelles zones, on voit que la demande risque de rapidement se confronter à une offre réduite. Et c'est sans compter sur le problème des superficies. « Nous avons peu de grands terrains disponibles, cela complique notre capacité à accueillir de grands projets d'implantation ». À Vannes, 184 terrains sont disponibles en parc d'activités, soit 61,7 ha. Un stock disponible pour 5,5 années.




Bureaux






: chute dans le neuf

À Lorient, si le marché de l'immobilier de bureaux est significatif pour une ville moyenne, il n'en a pas moins subi un grand coup de frein en 2013

: - 30 % de transactions en un an. La baisse est particulièrement vraie dans le neuf (- 38 %), alors que le rythme des constructions est toujours aussi soutenu. « C'est l'inertie de la construction. Les projets se terminent et nous avons créé 5.700 m²/an de surface de bureaux de 2010 à 2014. », constate Gilles Poupard. Toutefois, le neuf est globalement resté dynamique sur la période, le coup de frein ne se faisant sentir que depuis un an (6.000 m² disponibles fin 2013). « Les nouveaux immeubles de la BSM (Base de sous-marins à Lorient) connaissent des prix très élevés. Il n'y a pas d'autres endroits avec de tels niveaux de prix ». C'est aujourd'hui dans l'ancien que le déséquilibre se fait sentir, avec un attrait bien moindre pour ce type de bien. Un professionnel de l'immobilier lorientaise confie que « pour 2014, les niveaux de transactions sont égaux à ceux de 2013 ».

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