«L'animation sur l'Indonésie a bien fonctionné, le bilan des affaires a été super. Quant à la fréquentation, nous avons enregistré un léger tassement de -2,21%, qui ne peut être imputé à la crise puisque le business a bien fonctionné». Pour Bernard Romezin, directeur de la Foire économique de Saint-Étienne, ce léger recul de la fréquentation s'explique par une addition de plusieurs facteurs: «D'abord, Il y a eu la grève des producteurs laitiers à l'occasion de la journée des maires. Craignant des débordements, les CRS ont barré tous les accès à la Foire. Il y a sans doute eu aussi un léger effet grippe A, mais surtout la concurrence d'autres manifestations gratuites, lors du 1er week-end, comme les Journées du patrimoine et la fête du Roi l'Oiseau au Puy».
Malgré ce léger tassement, le bilan de cette 61e édition reste positif au regard des statistiques affichées par d'autres foires et salons internationaux: moins 150.000 visiteurs pour le salon de l'automobile en Allemagne, -14% pour la Foire de Strasbourg, annulation pure et simple de la Foire de Genève...
«Surprendre et décoiffer»
Pour conserver son pouvoir d'attraction, la Foire économique de Saint-Étienne, labellisée cette année Foire Internationale, devra «continuer desurprendre et décoiffer». Dans cette optique, la commission d'animation devrait rendre prochainement son avis sur l'animation qui sera retenue pour la 62e édition. «On s'intéresse toujours à l'Asie, mais aussi à l'Amérique du Sud et à l'Orient. On envisage également un troisième et dernier volet sur l'Égypte», confie Bernard Romezin. Verdict dans quelques semaines!
Malgré une conjoncture difficile, la Foire économique de Saint-Étienne affiche un bilan positif pour sa 61e édition.